
Arrivé à la tête du Montpellier Hérault Rugby en 2011, Mohed Altrad ne pensait pas vivre une telle aventure. Quinze ans plus tard, le président du club héraultais affirme que le rugby est devenu une véritable passion, même si rien ne le prédestinait à diriger un club professionnel.
L’homme d’affaires de 78 ans est revenu sur les circonstances de son arrivée au MHR et sur l’évolution de son engagement auprès du club.
« Je ne connaissais rien au rugby »
Mohed Altrad explique que son arrivée à Montpellier n’était pas le fruit d’une passion pour l’ovalie.
À l’époque, son objectif était avant tout d’apporter une aide à un club en difficulté.
Le président du MHR raconte dans les colonnes de L’équipe :
« Lorsqu’on est venu me chercher en 2011, je ne savais pas dans quoi je m’engageais. Au départ, je voulais donner un coup de main à la ville, la métropole et la région pour sauver le club de la disparition. Je ne connaissais pas grand-chose ou rien au rugby. »
Une découverte qui allait progressivement se transformer en véritable attachement.
Une passion née au fil des saisons
Au contact des joueurs, du staff et des supporters, Mohed Altrad assure avoir appris à aimer ce sport.
Il explique comment cette relation s’est construite :
« J’ai découvert les matches, les vestiaires et plein d’autres choses. Petit à petit, on se passionne pour les gens et le public. »
Aujourd’hui, le dirigeant estime maîtriser tous les aspects de son club.
Il poursuit :
« Quinze ans plus tard, peu de choses m’échappent, que ce soit le jeu, la composition d’équipe, les valeurs, la relation avec les intermédiaires et les agents. »
Près de dix millions d’euros investis chaque année
Depuis son arrivée, Mohed Altrad reconnaît avoir soutenu financièrement le MHR de manière très importante.
Il rappelle l’ampleur de son engagement :
« J’ai mis la main à la poche régulièrement et investi des sommes très importantes. »
Le président évalue cet effort à environ dix millions d’euros par an.
Pour autant, il refuse de résumer son implication à un simple mécénat.
Il nuance :
« Mais ce n’est pas qu’un mécénat, ce serait un peu trop réducteur de dire ça. Le club du MHR est l’une des 200 filiales du groupe Altrad. »
« Le MHR est un souci permanent »
Même si le rugby ne constitue pas son activité principale, Mohed Altrad reconnaît suivre quotidiennement la vie du club.
Il explique son mode de fonctionnement :
« C’est un souci permanent mais pas un travail à plein temps, si ce n’est lorsqu’il y a des urgences ou des sujets difficiles à traiter. C’est comme ça que j’essaie de piloter toutes les filiales du groupe. »
Quinze ans après avoir accepté de sauver le Montpellier Hérault Rugby, Mohed Altrad assure donc que sa passion est restée intacte. Une aventure qu’il n’avait jamais imaginée au moment de franchir les portes du club en 2011, mais qui occupe aujourd’hui une place à part entière dans sa vie d’entrepreneur.







