
En obtenant la signature de Thomas Ramos jusqu’en 2030, le Racing 92 envoie un message fort à ses concurrents : après avoir considérablement allégé sa masse salariale, il est de nouveau en mesure d’attirer les plus grandes stars du rugby mondial.
Dix ans après son dernier Bouclier de Brennus, remporté en 2016, le Racing affiche ainsi clairement ses ambitions pour les saisons à venir.
Une stratégie préparée depuis plusieurs mois
L’arrivée de Thomas Ramos n’est pas le fruit du hasard.
Depuis plusieurs saisons, le Racing 92 a profondément remodelé son effectif en laissant partir plusieurs joueurs parmi les plus gros salaires du club.
Cameron Woki, Gaël Fickou, Siya Kolisi, Owen Farrell ou encore Thomas Laclayat ont quitté les Hauts-de-Seine, offrant au club une marge de manœuvre financière bien plus importante.
Cette politique permet aujourd’hui aux dirigeants franciliens de frapper un grand coup sur le marché avec l’arrivée de l’un des meilleurs joueurs français.
Miser sur les jeunes… avec quelques stars
Le recrutement de Thomas Ramos s’inscrit dans un projet bien plus global.
Champion de France Gaudermen et demi-finaliste en Alamercery comme chez les Espoirs la saison dernière, le Racing souhaite désormais bâtir son avenir autour de sa formation.
L’idée est d’associer cette nouvelle génération – avec des joueurs comme Latrasse, Basse, Jabea, Manyarara ou Camara – à quelques internationaux capables d’encadrer le groupe.
Thomas Ramos sera naturellement l’une des têtes d’affiche de ce nouveau cycle.
Un recrutement qui pourrait rebattre les cartes
L’arrivée de l’international français pourrait également avoir des conséquences sur certains dossiers en interne.
Antoine Gibert, auteur d’une excellente saison, arrive en fin de contrat et son avenir reste à définir.
Capable d’évoluer aussi bien à l’arrière qu’à l’ouverture, Thomas Ramos offrira de nombreuses possibilités au staff francilien, tout en renforçant la concurrence à plusieurs postes.
Une tradition qui se poursuit à l’ouverture
Si Thomas Ramos continue régulièrement d’évoluer à l’arrière, le Racing l’imagine également dans un rôle plus fréquent de demi d’ouverture.
Un poste qui occupe une place particulière dans l’histoire récente du club.
Depuis l’arrivée de Jacky Lorenzetti, plusieurs références mondiales s’y sont succédé : Dan Carter, Jonathan Sexton, Finn Russell, Pat Lambie, Rémi Talès ou encore François Trinh-Duc ont tous porté le numéro 10 ciel et blanc.
Avec Thomas Ramos, le Racing 92 poursuit donc cette tradition tout en ouvrant un nouveau chapitre de son projet sportif. Plus qu’un simple transfert, cette signature symbolise le retour des grandes ambitions du club francilien.







