
Le score final (38-12) ne résume pas totalement la physionomie de la première sortie estivale du CA Brive. Face à Colomiers, les Corréziens ont longtemps monopolisé le ballon et occupé le camp adverse, mais leur manque de réalisme leur a coûté cher.
Un scénario qui rappelle certaines difficultés aperçues la saison dernière et qui constitue déjà le principal axe de travail identifié par Grégory Patat.
Une domination stérile
Durant la première période, Brive a passé l’essentiel de son temps dans les 22 mètres adverses sans parvenir à convertir cette domination en points. À l’inverse, Colomiers a puni presque chaque opportunité, en s’appuyant notamment sur des turnovers et un maul efficace.
Le nouveau manager corrézien refuse toutefois de jeter le travail effectué.
Il explique via Midi Olympique :
« Si on analyse notre première mi-temps, il y a 90 % d’occupation et on ne marque rien. Colomiers avait une défense très en place et nous a posé beaucoup de problèmes sur la sortie des rucks. Après, nous avons été défaillants sur le jeu de transition. Sur les six essais encaissés au total, on prend quatre essais en contre. Il y a du travail, mais j’ai aimé les intentions en première mi-temps. »
Pour lui, le problème ne vient donc pas du projet de jeu, mais de son exécution.
Il poursuit :
« Nous avons voulu réciter un peu trop notre nouveau système de jeu en déplaçant beaucoup le ballon, mais nous avons été inefficaces. Maintenant, il faut qu’on continue à croire en ce qu’on fait. »
Les turnovers ont coûté très cher
Même constat du côté d’Aymeric Luc.
Pour l’arrière briviste, l’équipe a globalement maîtrisé le territoire mais s’est trop souvent exposée en perdant le ballon dans des zones dangereuses.
« Niveau occupation, sur la première période, il n’y a rien à dire. On joue chez eux, on les met à la faute. Je pense que si c’est un match classique de championnat aussi, les fautes font leur effet. Mais bon, là pour autant, on arrive à jouer dans la zone de marque et on ne concrétise pas. »
Les pertes de balle ont ensuite offert à Colomiers des situations idéales pour contre-attaquer :
« Le groupe a bien travaillé, mais ça ne suffit pas. Nous avons perdu des ballons trop facilement et derrière, face à une équipe de Colomiers qui les exploite très bien, ça fait « quine » d’entrée. Il faut régler cela. »
Un projet de jeu à consolider
Brive ne compte toutefois pas renoncer à ses ambitions offensives.
Au contraire, le staff souhaite conserver cette volonté de conserver le ballon, à condition de réduire le nombre d’erreurs techniques.
Aymeric Luc conclut :
« On a la volonté de tenir le ballon, donc ça veut dire ne pas le perdre trop facilement pour éviter de s’exposer sur les turnovers. »
À trois semaines de la reprise du championnat contre Valence-Romans, le chantier est donc clairement identifié : transformer une domination territoriale en points, sans offrir de munitions aux adversaires.







