
Voir le Racing 92 apparaître à la 13e place du classement des budgets du Top 14 a forcément de quoi surprendre. Avec environ 25,8 millions d’euros annoncés, le club francilien devance seulement Perpignan et se retrouve très loin des 60,3 millions de Toulouse ou encore des 40,1 millions affichés par Toulon.
Mais cette comparaison brute ne raconte pas toute l’histoire comme l’explique Midi Olympique, ce mercredi.
Le Racing n’a pas subitement perdu l’essentiel de sa puissance économique. Son positionnement s’explique d’abord par la manière dont son budget est construit, tous les clubs de Top 14 n’intégrant pas exactement les mêmes activités dans leurs chiffres.
Les 25,8 millions ne représentent pas tout le Racing 92
Le montant communiqué correspond essentiellement aux dépenses de la SASP du Racing 92, c’est-à-dire à la structure professionnelle du club.
Certaines activités pouvant être intégrées au budget global chez d’autres formations sont donc comptabilisées ailleurs au Racing, notamment autour des infrastructures ou de certaines activités périphériques.
Il faut surtout ajouter l’association Racing 92, dont le budget avoisine 3,3 millions d’euros. Celle-ci englobe notamment le centre de formation, le rugby adapté ou encore la section féminine, qui représente à elle seule environ 420 000 euros.
En additionnant les deux structures, le périmètre économique du Racing se rapproche ainsi davantage des 30 millions d’euros que des seuls 25,8 millions affichés dans le classement.
Voilà pourquoi comparer directement les budgets des quatorze clubs nécessite une certaine prudence : leur périmètre comptable n’est pas parfaitement identique.
Le Racing cherche aussi réellement à réduire ses dépenses
Cette explication comptable ne suffit toutefois pas à tout expliquer. Le club francilien a également engagé une politique de maîtrise de ses charges après plusieurs exercices marqués par des pertes.
Cette volonté se traduit notamment par un staff moins étoffé que celui de plusieurs concurrents et une attention accrue portée à l’évolution des dépenses.
La situation autour de Paris La Défense Arena constitue une autre particularité. Le Racing y évolue actuellement dans le cadre d’un contrat de location-gérance et fonctionne comme producteur des événements. Cette organisation est appelée à évoluer avec le retour du club au stade Yves-du-Manoir de Colombes. Le Racing a d’ailleurs confirmé qu’il retrouverait progressivement son enceinte historique durant cette saison avant de s’y installer durablement.
À terme, le financement du stade de Colombes et ses amortissements devraient ainsi davantage apparaître dans les comptes du club.
Enfin, budget et salary cap ne doivent surtout pas être confondus. Le montant du budget global n’est pas un plafond réglementaire déterminant ce qu’un club peut consacrer aux salaires de ses joueurs.
Le Racing 92 n’aurait donc aucun avantage sportif à annoncer artificiellement 25,8 millions plutôt que 30 ou 35 millions d’euros. Cette 13e place constitue bien un indicateur de sa situation économique actuelle, mais elle ne signifie pas que le Racing dispose réellement de la deuxième plus faible puissance financière du Top 14.







