Le projet Aguilera du Biarritz Olympique fait énormément parler.
La situation est actuellement bloquée : la direction du club Basque demande au président de l’Association, à savoir David Couzinet, de quitter son poste pour participer au financement du projet Aguiléra à hauteur de 15 millions d’euros.
Sans cette démission de David Couzinet, Louis-Vincent Gave refusera de participer au financement du projet.
Un bras de fer a lieu actuellement entre Jean-Baptiste Aldigé et David Couzinet, le premier tentant de convaincre le second de rendre les armes.
Dans cette bataille, Jean-Baptiste Aldigé a même récemment demandé aux Espoirs du club de ne pas jouer leur match.
Interrogé à ce sujet dans les colonnes du Midi Olympique, le président du club Basque a confirmé l’information et s’en explique.
Dans un premier temps, il explique pourquoi David Couzinet doit quitter la présidence de l’Association. Extrait:
“On a un accord de principe sur les sommes. Mais Louis-Vincent Gave, qui place là son argent propre, a évoqué une condition : il veut bien investir 15 ou 20 millions dans un stade pour faire un grand club mais il veut pouvoir contrôler sa politique sportive, aujourd’hui dirigée par le président de l’association David Couzinet. Il conditionne son investissement à un secteur amateur qui se veut constructif, pas indépendant. Et de ce fait, il souhaite travailler avec un président ayant la volonté de bosser avec la SASP, pas celle de monter un contre-projet…
Je ne vois pas Louis-Vincent Gave, après avoir dit qu’il était prêt à donner 20 millions à la ville, revenir sur cette décision. Mais il faut savoir que M. Couzinet a eu des propos fort maladroits à l’encontre de M. Gave il y a quelque temps. Je peux donc comprendre que Louis-Vincent n’ait pas envie de sponsoriser un individu qui l’a insulté.”
Dans la foulée, il confirme avoir demandé aux Espoirs de ne pas jouer leur dernier match. Extrait:
“Oui. Il faut comprendre que la filière de formation est censée être dirigée par un seul directeur sportif, qui est Matthew Clarkin. Cette méthode a fait ses preuves. Je peux d’ailleurs vous donner la longue liste des joueurs que Matthew a intégrés à l’équipe Première, ces trois dernières années. Mais aujourd’hui, le secteur amateur est coupé de la SASP. Nous n’avons plus aucune visibilité sur notre filière de formation ; celle-ci est en grandes difficultés.
Les Espoirs sont des salariés de la SASP qui sont mis à disposition de l’association tous les week-ends. Ces jeunes, nous les nourrissons, nous les logeons et payons leurs études. La mairie de Biarritz, après avoir salué la présidence de M. Couzinet, n’a rien trouvé de mieux que d’enlever la subvention de la formation à la SASP pour la reverser directement au secteur amateur. Or, ces 300 000 euros me servaient à payer la formation des jeunes dont on vient de parler.
Puisque l’association a reçu la subvention municipale, elle doit à mon sens rémunérer elle-même les Espoirs. Voilà ce que je veux vous dire. Le club est coupé en deux et à cause de cette situation, aucun jeune ne sortira de nos filières de formation ces trois prochaines années. La transversalité a disparu…
On est tous frustré… On a tous peur… M. Couzinet est venu en disant qu’il aimait le club, en disant vouloir rendre ce qu’il avait reçu… Ce que je sais, moi, c’est que Louis-Vincent Gave a mis 12 millions d’euros dans le BOPB ces trois dernières années pour faire survivre le club. Si M. Couzinet veut le club, aucun problème : il pose 15 millions sur la table pour faire un stade et 12 autres millions pour récupérer nos parts.
Comprenez-moi : nous nous sommes battus depuis trois ans pour prouver aux gens que nous n’étions pas que des “Hongkongais ignorants”. Et maintenant que ça marche, on vient nous mettre des bâtons dans les roues. Et ce sont nous, les méchants ?”
Jean-Baptiste Aldigé se dit conscient que cette manière de procéder est très impopulaire. Extrait:
“En effet. Mais j’espère que les gens prendront le temps de réfléchir au “pourquoi”, maintenant qu’ils ont les raisons du litige… On demande une seule chose : que les 28 joueurs du centre de formation soient “drivés” par le directeur sportif du club Matthew Clarkin et non pas par une association faisant cavalier seul, financièrement comme sportivement.”






