
Bousculés, dépassés, puis logiquement battus (17-32) par l’Afrique du Sud, les Bleus ont vécu un rude retour à la réalité samedi au Stade de France. Une soirée où les manques se sont fait cruellement sentir, notamment ceux de plusieurs cadres majeurs, absents pour blessure ou par choix du staff.
Et paradoxalement, ces forfaits renforcent encore un peu plus leur importance dans la hiérarchie tricolore.
Alldritt, le grand perdant… absent du terrain
Laissé volontairement hors du groupe face aux Springboks, Grégory Alldritt a observé de loin une équipe de France en grande difficulté dans l’engagement et les zones de collision.
Le capitaine rochelais, dont la puissance et la capacité à faire avancer le jeu manquent cruellement, pourrait être l’un des premiers rappelés dès samedi contre les Fidji. Piqué au vif, il aura à cœur de rappeler combien sa présence est essentielle dans le système de Fabien Galthié.
Cros, Dupont, Atonio… des cadres irremplaçables
L’absence de François Cros, victime d’un problème au genou, s’est également fait sentir. Habitué à nettoyer les rucks avec une précision chirurgicale, le Toulousain reste l’un des garants de la continuité du jeu français. Sans lui, les Bleus ont souvent peiné à libérer leurs ballons.
Difficile aussi de ne pas penser à Antoine Dupont, le métronome du XV de France. Dans une rencontre fermée et heurtée, sa vista et sa capacité à inverser la tendance auraient sans doute permis d’éviter la rupture.
Même constat en mêlée, où Uini Atonio et Tevita Tatafu manquent toujours cruellement. Ni Régis Montagne ni Dorian Aldegheri n’ont réussi à contenir le rouleau compresseur sud-africain.
Moefana, la densité qui manque au centre
Autre grand absent : Yoram Moefana. Le centre bordelais, brillant lors du dernier Tournoi des Six Nations, aurait apporté de la densité et de la percussion dans un secteur où Gaël Fickou s’est montré trop discret.
Une tournée pour rebondir
Le staff tricolore doit désormais tirer les leçons de ce revers avant d’affronter les Fidji puis l’Australie.
Si la défaite n’est pas seulement imputable aux absents, elle rappelle combien la colonne vertébrale historique des Bleus – Alldritt, Cros, Dupont, Atonio, Moefana – demeure vitale pour espérer rivaliser avec les meilleures nations du monde.







