
L’ancien demi de mêlée international français Dimitri Yachvili s’est confié en détail dans les colonnes de Sud-Ouest, émettant un regard critique mais lucide sur la gestion des joueurs internationaux et l’avenir du rugby français.
Interrogé sur la mise à disposition des joueurs au sein du groupe France, Yachvili estime que les conditions actuelles sont déjà proches de l’optimum.
« Au niveau de la mise à disposition des joueurs, il me paraît difficile de faire mieux qu’actuellement, non ? Si, à l’époque, on avait pu se préparer pendant deux semaines avant le premier match… Je trouve qu’il y a quand même une grosse liberté pour le staff de l’équipe de France.
Après, il y a le sujet du temps de jeu. On comprend aussi qu’il faille protéger les internationaux au nom de la fraîcheur. Mais en juillet, ce serait positif de partir avec des joueurs premium, pour créer encore davantage de vécu commun. »
Au-delà de la gestion des effectifs, Yachvili se penche sur la réforme du Top 14, notamment le projet de réduction à un Top 12. Pour lui, cela pourrait être bénéfique pour les internationaux et l’organisation du calendrier, mais poserait un sérieux défi sur le plan financier pour les clubs.
« C’est une réflexion à mener. Mais il faut aussi penser aux revenus de billetterie, de droits télés… Et on ne peut pas demander aux clubs, qui paient les joueurs, de les faire jouer encore moins. En fait, c’est un peu le serpent qui se mord la queue.
Mais à un moment donné, il faut peut-être faire des sacrifices. Le constat, c’est que la Coupe du monde n’a été remportée qu’une seule fois par l’hémisphère Nord (l’Angleterre en 2003, NDLR). Et c’est dommage. »
Un constat qui interroge sur l’équilibre complexe entre compétitivité internationale et santé financière des clubs, point central des débats autour de l’avenir du rugby tricolore.







