De nombreux clubs de Pro D2 dénoncent la formule actuelle du championnat, qui prive le leader de la phase régulière d’une montée directe en Top 14. En effet, le premier du classement doit obligatoirement remporter une finale pour obtenir son billet vers l’élite du rugby français.
Cette règle pèse particulièrement sur le RC Vannes. Actuellement largement en tête de la Pro D2 et assuré de finir premier, le club breton ignore encore s’il évoluera en Top 14 la saison prochaine. Cette incertitude freine son recrutement, les joueurs ciblés ne pouvant être garantis d’évoluer au plus haut niveau.
Interrogé par Sud-Ouest, Yann Roubert, président de la Ligue Nationale de Rugby, a clairement indiqué que la formule ne devrait pas être modifiée : « Le débat sur la formule du championnat est relancé dès que le premier de la saison régulière ne monte pas. Je le comprends, c’est légitime. Au rugby, le champion n’est pas le premier mais celui qui gagne la finale… Il y a un gros palier entre les deux divisions, des clubs sont mieux structurés que d’autres. Être passé une première fois en Top 14 peut aider. Il n’y a pas de formule miracle qui garantisse le maintien après une montée. Pour avoir abordé le sujet dans des réunions spécifiques à la Pro D2, le format actuel reste majoritaire parmi les clubs. Je note que la finale de Pro D2 prévue à Toulouse est à guichets fermés avant même que l’on en connaisse les protagonistes. »
Alors que l’enjeu sportif et économique est crucial, la tension autour de cette règle incontournable ne devrait pas faiblir d’ici la finale.






