Les finances du rugby professionnel français affichent une santé éclatante. Selon le dernier rapport de l’A2R publié ce jeudi par la Ligue Nationale de Rugby (LNR), les revenus connaissent une croissance remarquable, portée par un engouement populaire inédit dans les stades de Top 14 et de Pro D2.
### Une croissance historique de 60 % en dix ans
Le rugby français atteint des sommets financiers. Les 30 clubs professionnels affichent des produits d’exploitation cumulés à hauteur de 635 millions d’euros, signe d’un franchissement majeur.
Comme le souligne *L’Équipe* en citant le rapport :
« Les produits d’exploitation cumulés des 30 clubs professionnels atteignent un niveau inédit, à 635 M€, en progression de +6,1 % par rapport à 2023-2024 et de +60 % sur les dix dernières saisons. »
### La billetterie et les partenaires : Les nouveaux poumons du rugby
L’attractivité des championnats ne faiblit pas. Avec près de 3 millions de spectateurs en Top 14, les recettes liées aux matches explosent, enregistrant une hausse de près de 15 %.
Cette réussite repose sur une relation renforcée avec le public et les entreprises. D’après le rapport :
« Avec 66 % des revenus provenant du lien avec les spectateurs et les partenaires des clubs (partenariats & hospitalités, recettes matches et merchandising), le rugby français est attractif. »
### Cinq clubs de l’élite au sommet de la gestion
Si la rentabilité demeure un défi pour certains, plusieurs clubs tirent leur épingle du jeu. La Rochelle, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), Vannes, Pau et Toulouse affichent des résultats d’exploitation positifs, démontrant qu’il est possible d’allier succès sportif et équilibre financier.
Bordeaux-Bègles (+1,5 M€) et La Rochelle (+1,8 M€) se distinguent notamment grâce à une forte fréquentation des stades et des partenariats de qualité, incarnant ainsi la réussite économique du rugby français.







