Ce jeudi, la Ligue Nationale de Rugby (LNR) a publié le rapport de l’A2R sur la santé financière des championnats professionnels français, dévoilant notamment les budgets du Top 14 pour la saison 2024-2025.
Ce document de 137 pages, accessible sur le site officiel de la LNR, met en lumière une hiérarchie budgétaire très marquée au sein du Top 14, avec un leader économique incontestable : le Stade Toulousain.
Les chiffres clés issus du rapport sont clairs : la moyenne des budgets s’établit à 37,91 millions d’euros, en légère hausse de 0,8 % par rapport à la saison précédente, tandis que la médiane atteint 40,10 millions. À l’extrémité inférieure, l’USA Perpignan affiche un budget de 22,58 millions d’euros, contre 63,03 millions pour le Stade Toulousain.
Le « Cas » Stade Toulousain illustre l’écart abyssal qui sépare le champion de France du reste des clubs. Toulouse est en effet le seul club à dépasser la barre symbolique des 50 millions d’euros, franchissant même les 60 millions cette saison.
Plus frappant encore, l’écart avec le second budget du Top 14 est colossal : le LOU Rugby, deuxième du classement, dispose de 47,8 millions d’euros, soit plus de 15 millions d’euros de moins que Toulouse. Pour mettre cette différence en perspective, cet écart représente près des deux tiers du budget total de Perpignan.
Si l’écart relatif s’est légèrement réduit (le rapport était de 1 à 3,5 la saison dernière, il est désormais de 1 à 2,8), le budget du Stade Toulousain reste presque trois fois supérieur à celui du club le plus modeste financièrement.
Le Stade Toulousain affiche ainsi un budget « 66 % supérieur à la moyenne » du championnat.
Le classement des budgets Top 14 2024/2025 se présente comme suit :
1. Toulouse : 63 millions d’euros
2. Lyon : 47,9 millions
3. Paris : 47,2 millions
4. Bordeaux-Bègles : 43,8 millions
5. Stade Rochelais : 41,1 millions
6. Clermont : 40,7 millions
7. Montpellier : 40,2 millions
8. Toulon : 40 millions
9. Racing 92 : 32,1 millions
10. Bayonne : 31,4 millions
11. Pau : 30,3 millions
12. Castres : 27,4 millions
13. Vannes : 23,1 millions
14. USA Perpignan : 22,6 millions
Ce rapport met en évidence les fortes disparités économiques à l’œuvre dans le rugby professionnel français, avec un club leader dont la puissance financière dépasse largement celle de ses concurrents.






