Dimanche dernier, sur la pelouse de Chaban-Delmas, le Stade Toulousain d’Antoine Dupont a subi une lourde défaite face à l’Union Bordeaux-Bègles (30-15). Éliminés dès les quarts de finale de la Champions Cup, les champions de France en titre voient leur rêve européen s’évanouir, tandis que leur capitaine se retrouve au centre d’une tempête médiatique sans précédent.
Habituellement intouchable, le demi de mêlée international traverse une période délicate. De retour en novembre après huit mois d’absence, Dupont n’a pas retrouvé son rayonnement habituel lors de ce choc au sommet. Son carton jaune reçu peu avant l’heure de jeu a cocu fatalement la chute des Toulousains, offrant aux Bordelais une supériorité numérique décisive.
Sur les ondes de RMC, le consultant Stephen Brun n’a pas hésité à critiquer l’icône du rugby français, suggérant qu’un passage sur le banc pourrait lui faire du bien : « Est-ce qu’aujourd’hui il n’y a personne pour dire à Antoine : ‘Écoute, mon grand, tu es en train de vivre quelque chose de paranormal depuis un ou deux ans, recentre-toi un peu sur le rugby.’ Ou alors le piquer dans son ego, dans sa fierté, une ou deux fois sur le banc de touche et peut-être que ça va le remettre. »
De son côté, le joueur de 29 ans fait preuve de lucidité sur sa situation. Il confiait il y a un mois à France Télévisions l’usure mentale liée à son retour de blessure et à l’enchaînement des compétitions : « C’est vrai qu’on a souvent un contrecoup quand on revient de longue blessure. Je ne l’ai peut-être pas eu physiquement, mais mentalement ça a été dur de revenir sur cette fin de Tournoi, ce dernier match, ce match en Écosse. »
Privé de demi-finale européenne pour la deuxième fois en deux saisons, le Stade Toulousain doit désormais tout miser sur le Top 14. Pour Antoine Dupont, l’enjeu est double : reconquérir le Bouclier de Brennus et faire taire les détracteurs qui jugent son niveau actuel en deçà de sa légende. La fin de saison s’annonce donc cruciale et électrique pour le numéro 9 des Bleus.







