Le député de La France insoumise, Thomas Portes, est revenu sur l’image du rugby dans un récent podcast. Selon lui, ce sport a longtemps été perçu comme « le sport des blancs », une réalité désormais en train d’évoluer.
Dans cet entretien, Thomas Portes souligne que le rugby, bien qu’encore majoritairement pratiqué par des joueurs blancs, s’ouvre progressivement à une plus grande diversité. « Le rugby a longtemps été le sport des blancs et ça tend à évoluer et heureusement car ils s’ouvrent sur la société et tout ce qui s’ouvre sur la société en tire du positif », analyse-t-il.
Le député met également en lumière la méconnaissance du grand public sur la réalité sociale du rugby. Contrairement aux idées reçues, le rugby est un sport social, accessible à différents milieux. Il nuance : « On dit qu’il y a beaucoup de blancs au rugby, mais c’est un sport social. »
Autre point abordé, la différence notable des salaires entre le rugby et le football. Thomas Portes précise que, excepté quelques stars comme Antoine Dupont, les joueurs de Top 14 ne touchent pas des sommes astronomiques. « Si tu es un grand joueur de rugby, à part Antoine Dupont et de grands joueurs qui ont des contrats publicitaires avec des marques, tu peux être joueur en Top 14 pendant 10 ans et tu gagnes 8 000 euros par mois. Tu n’as pas de salaire astronomique. Tu n’as pas de joueur à 200 000 euros par mois. Tu as des joueurs qui gagnent 8 000 euros par mois », détaille-t-il.
Il conclut en insistant sur la nécessité pour les joueurs de préparer leur reconversion : « Si tu joues 15 ans à 8 000 euros par mois, tu vis bien par rapport à la société, mais derrière, il faut faire autre chose. Alors qu’au foot… »
Cette prise de parole met en lumière les spécificités du rugby, entre héritage social et enjeux économiques, tout en ouvrant le débat sur son évolution vers plus d’inclusion.







