La polémique secoue le rugby amateur français. Ce mercredi matin, lors de la conférence de presse d’avant-match, Alexandre Ruiz, manager de Soyaux-Angoulême, a vivement répliqué aux critiques émises par Thomas Portès.
Le député LFI, ancien joueur de rugby, avait dénoncé dans le podcast *Paroles d’Honneur* un « manque de mixité » et la persistance de « comportements racistes » dans les clubs amateurs. Selon lui, « il n’y avait quasiment que des blancs » dans son expérience personnelle du rugby, contrastant avec la diversité affichée en Top 14. Il soulignait également le caractère « masculiniste » et traditionnel de l’image du rugby, citant en particulier la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde 2023 comme « le symbole de cette catastrophe » avec Jean Dujardin incarnant le cliché du Français typique.
Touché personnellement, Alexandre Ruiz a apporté une réponse cinglante. Pour lui, le rugby est au contraire un véritable « vecteur d’intégration » et un sport porteur de valeurs fortes. « J’ai lu ces derniers jours via un politique que le rugby serait un sport de blanc. Étant moi-même divorcé d’une femme brésilienne, j’ai des enfants métisses, qui entre autres jouent au rugby, et je suis fier d’eux », insiste-t-il.
Le manager du SA XV illustre cette diversité avec son propre effectif : « Je suis fier de mon groupe de joueurs, où il y a beaucoup de joueurs d’origines différentes : Irlandais, Fidjiens, Anglais, Samoans, Marocains, Français, Australiens, Algériens ou Canadiens. Pas que des blancs comme j’ai pu l’entendre. Et ça aussi, j’en suis fier. »
Si les statistiques ethniques restent interdites en France, le rugby connaît une mixité sociale et culturelle croissante. Jadis cantonné au Sud-Ouest rural, ce sport s’est largement développé dans les banlieues des grandes métropoles comme l’Île-de-France, Lyon ou Marseille. L’Île-de-France est même devenue la première région en nombre de licenciés, favorisant ainsi une réelle diversité sur les terrains amateurs.







