L’Union Bordeaux-Bègles a laissé passer une belle opportunité de s’assurer une place dans le Top 6 en s’inclinant à domicile face à Montpellier (21-23). Malgré une supériorité numérique en fin de match, les Girondins ont craqué, provoquant la déception de leur manager Yannick Bru, lucide sur les faiblesses actuelles de son équipe.
### Un match coupé et frustrant
Face à un « mur » montpelliérain, l’UBB n’a jamais réussi à imposer son rythme habituel. Interrogé dans les colonnes de *Sud-Ouest*, le manager bordelais a dénoncé le style de jeu adverse, efficace pour casser le rythme de la rencontre :
« Montpellier n’a pas son pareil pour ralentir les ballons ou les confisquer sur la conquête directe. C’est le genre de match qu’on ne prend pas de plaisir à disputer mais notre ambition, cette année, est d’être un peu plus tout terrain, un peu plus dense. Et on n’a pas trouvé de solution. »
### Une discipline défaillante
Le tournant du match s’est joué sur l’incapacité des Bordelais à gérer leur avantage alors que Montpellier évoluait à 13 contre 15.
Pour Yannick Bru, cette perte de lucidité dans les moments clés a coûté la victoire :
« C’est dramatique qu’on ne garde pas la tête froide après avoir repris le score à 15 contre 13. L’indiscipline nous tue. Je n’ai pas envie de blâmer des joueurs. On n’a pas eu la froideur nécessaire pour traverser les moments critiques. Les joueurs ont malgré tout fourni des efforts, ils ont défendu le maillot. »
### Un rythme alarmant
Au-delà de la défaite, la physionomie du match inquiète le staff girondin, qui déplore un temps de jeu effectif historiquement faible, bien en deçà des standards nécessaires pour rivaliser au plus haut niveau.
« Mais 27 minutes de temps de jeu effectif, c’est trop faible. On se complique la tâche depuis un moment en Top 14 », a déploré Bru.
L’UBB n’a maintenant plus droit à l’erreur en championnat si elle veut rester dans la course aux phases finales, alors qu’un difficile rendez-vous européen face à Bath se profile déjà.







