Après 26 ans d’attente, la Section Paloise est de retour en phases finales du Top 14. Classé quatrième à l’issue de la saison régulière, le club béarnais s’apprête à recevoir le Racing 92 dans un Stade du Hameau qui promet une ambiance enflammée. À l’aube de ce rendez-vous historique, plusieurs signes laissent penser que Pau dispose de sérieux atouts pour aller bien au-delà d’un simple barrage.
### Une forteresse imprenable
Le Stade du Hameau est sans doute l’un des plus grands avantages de la Section cette saison. Invaincue à domicile durant toute la phase régulière, l’équipe a remporté ses treize matches sur son terrain, un exploit unique dans le Top 14.
Cette dynamique a renforcé la confiance collective. « Cette invincibilité va compter. Mes joueurs se sentent de plus en plus forts et soutenus quand on joue dans notre forteresse », confie Sébastien Piqueronie dans La Dépêche. Avec 15 000 supporters attendus samedi soir, l’atmosphère s’annonce exceptionnelle.
### Une ligne de trois-quarts capable de faire basculer un match
La puissance offensive de Pau repose aussi sur une ligne arrière explosive. Théo Attissogbe, Émilien Gailleton, Fabien Brau-Boirie, Aaron Grandidier-Nkanang et Thibault Daubagna ont fait parler leur talent tout au long de la saison. Ensemble, ils ont inscrit 56 des 98 essais palois, une véritable force offensive.
« Par ses fulgurances, elle peut faire gagner un match », résume Geoffrey Lanne-Petit.
### Des avants qui ont franchi un cap
Les avants béarnais ont également progressé de façon notable. La touche paloise, portée notamment par Hugo Auradou et Loïc Credoz, figure parmi les plus efficaces du championnat. La mêlée a gagné en stabilité, tandis que les ballons portés sont devenus une arme redoutable : avec 16 essais inscrits sur mauls, Pau est la deuxième meilleure équipe du Top 14 dans ce secteur.
L’apport de joueurs tels que Julian Montoya, Facundo Isa ou Thomas Laclayat a largement contribué à cette réussite.
### Des cadres arrivés frais pour les phases finales
La gestion de l’effectif a aussi été un facteur clé. Lors de la dernière journée contre Montauban, le staff a délibérément laissé au repos une grande partie de ses titulaires habituels. Une quinzaine de cadres majeurs ont ainsi été préservés en vue du barrage.
À l’exception de Jack Maddocks et Tumua Manu, blessés récemment, tous les leaders sont disponibles pour affronter le Racing 92. Un luxe précieux à ce stade de la saison.
### Une montée en puissance parfaitement maîtrisée
Cette qualification ne relève pas du hasard. Depuis plusieurs années, Pau progresse méthodiquement : neuvième en 2024, huitième en 2025, et désormais quatrième en 2026. Cette progression constante s’est traduite par une présence dans le Top 3 du championnat sur 22 des 26 journées jouées.
Après un léger creux en hiver, les Béarnais ont retrouvé leur meilleur niveau au printemps, avec cinq succès lors de leurs sept dernières rencontres.
Aujourd’hui, tout semble réuni pour que Pau puisse rêver plus grand. « Un deuxième championnat a commencé. On va le vivre pleinement. On va mettre 100 % de nos forces vives pour s’autoriser à rêver grand », affirme déjà Sébastien Piqueronie.
Un message clair avant le jour le plus important de l’histoire récente du club.







