Depuis son retour en Gironde, Cameron Woki brille à nouveau sous le maillot de l’Union Bordeaux-Bègles. Si les chiffres confirment son rang de joueur incontournable — meilleur contreur en touche et quatrième meilleur marqueur d’essais du club — ils ne racontent qu’une partie de son renouveau.
Pour ce troisième-ligne international, la réussite tient moins à une préparation physique inédite qu’à un épanouissement personnel retrouvé. Son départ pour le Racing 92 en 2022 avait laissé « un goût d’inachevé », une blessure symbolique qu’il a pansée en revenant dans un environnement familier. Entouré de ses proches, notamment de son ami Matthieu Jalibert, Woki évolue désormais dans un cadre qui nourrit son équilibre mental.
Sa philosophie est claire : « Ce qui me permet d’être à ce niveau-là, c’est juste d’être heureux, dans le club que j’aime », confie-t-il à L’Équipe.
Loin de l’image du joueur monacal, Cameron Woki assume pleinement sa singularité et son besoin de déconnexion du rugby. Passionné de mode, il considère ses activités extra-sportives comme essentielles à sa performance sur le terrain. « J’ai besoin de ces à-côtés », explique-t-il avec lucidité. Et d’ajouter : « Je ne suis pas un joueur qui pense rugby tous les jours », insistant sur l’importance de l’oxygène intellectuel pour mieux s’engager lors des matchs.
À Bordeaux, Cameron Woki n’a pas seulement retrouvé son efficacité en touche, il a surtout retrouvé le sourire.







