Frédéric Michalak, coach adjoint du Racing 92, revient sur le passage compliqué de Cameron Woki en région parisienne, une période que le joueur qualifie lui-même de « moyen » puis « pas performant ». Selon Michalak, cet échec relatif s’explique par des difficultés à gérer les nombreuses sollicitations extérieures liées à la vie parisienne.
« À un moment, vous ne pouvez pas répondre à toutes les sollicitations et être un bon joueur de rugby. Ça n’existe pas », explique le technicien dans les colonnes de L’Équipe. Il ajoute : « Et un club de rugby ne peut pas accepter ça. Il faut savoir dire non et se recentrer. En étant à Bordeaux, il s’est sûrement recentré et il est plus performant. »
Sur le plan sportif, Michalak constate une nette progression de Woki dans l’engagement physique. « Il a ajouté une corde à son arc sur l’aspect défensif. Je le trouve meilleur gratteur, sur le jeu au sol », souligne-t-il, avant de conclure : « Il a vraiment progressé dans le combat. Il est plus complet. »
Dimitri Szarzewski, qui a également côtoyé Woki au sein du staff du Racing 92, analyse ce renouveau sous l’angle du besoin d’utilité et d’affection. Pour lui, l’intégration immédiate de l’international bordelais dans le groupe a été déterminante : « Il est arrivé dans un environnement où il s’est senti utile, où on avait besoin de lui. Ça l’a aidé à trouver sa place rapidement et avoir toute l’adhésion de ses coéquipiers et de son staff. »
Szarzewski insiste sur la dimension psychologique propre au flanker : « Il a été très vite performant, ça l’a mis en confiance. Il faut qu’il se sente aimé et important, et s’il n’a pas ça, il sera moins performant. »
Le technicien note également que Woki a su faire taire les critiques sur son manque d’engagement. « Au Racing, on pouvait lui reprocher de ne pas s’engager pleinement », rappelle-t-il. Aujourd’hui, il voit en lui un joueur capable de « mettre des plaquages appuyés » et de « mettre l’équipe dans l’avancée au milieu du terrain ». Szarzewski admire particulièrement son abnégation : « Il a ces courses longues, mais il met aussi la tête là où beaucoup de personnes n’aimeraient pas mettre les mains. »







