Alors que son nom circule avec insistance parmi les candidats potentiels pour succéder à Fabien Galthié à la tête du XV de France, Yannick Bru a mis les choses au clair. Le manager de l’Union Bordeaux-Bègles, pleinement investi dans son projet girondin, ne fait pas du poste de sélectionneur des Bleus une priorité.
Ancien entraîneur des avants sous Philippe Saint-André puis Guy Novès, Yannick Bru dispose d’un profil solide. Son travail à l’UBB depuis près de trois saisons, les progrès réguliers du club bordelais ainsi que son expérience du très haut niveau nourrissent les spéculations quant à une possible prise de fonction en 2028.
Pourtant, le technicien bordelais préfère aujourd’hui se concentrer sur son aventure avec Bordeaux-Bègles. Sous contrat jusqu’en 2029, après une prolongation l’été dernier, Bru s’épanouit pleinement dans le projet porté par Laurent Marti, une stabilité qui influence clairement sa décision.
« Je ne suis pas quelqu’un d’arrogant ou de méprisant, donc je ne veux pas insulter l’avenir. Mais ce qui m’importe le plus, c’est de renvoyer la confiance qu’on m’a donnée et de toujours respecter les gens qui m’ont offert l’opportunité d’être là. C’est plus important que le reste », a-t-il confié à L’Équipe.
Le dossier du futur sélectionneur des Bleus reste néanmoins ouvert : Fabien Galthié pourrait briguer un troisième mandat après 2028, tandis que d’autres entraîneurs, comme le Toulousain Ugo Mola, qui n’écarte plus totalement cette possibilité, ou le Palois Sébastien Piqueronies, font régulièrement figure de candidats.
De son côté, Yannick Bru privilégie clairement le développement de l’UBB. Finaliste récent de la Champions Cup et toujours en lice pour les premières places du Top 14, le club bordelais demeure sa priorité absolue.
À 52 ans, l’ancien talonneur international avance sans se projeter publiquement vers la sélection nationale, préférant consolider un projet en pleine ascension plutôt que d’alimenter les rumeurs sur le banc des Bleus.







