La victoire bonifiée de La Rochelle face à Toulouse a bouleversé la course au Top 6 du championnat, relançant totalement la compétition. À Clermont, l’heure est désormais à la course contre la montre, avec deux dernières journées cruciales pour l’ASM.
Dimanche soir, Christophe Urios, le manager clermontois, n’a pas suivi la totalité du match entre La Rochelle et Toulouse. « J’ai regardé dix minutes et je suis allé au lit… J’ai vite compris comment cela allait se terminer », confie-t-il à La Montagne. Cette victoire bonifiée repositionne les Rochelais comme de sérieux prétendants à la qualification, d’autant que leur prochaine rencontre à Montauban s’annonce délicate.
Conscient des nombreux imprévus que peut réserver cette fin de saison, Urios reste prudent. « Je lis par exemple que le Stade Français veut gagner les deux matchs et jouer la deuxième place. Ils vont aller à La Rochelle lors de la dernière journée. Je ne sais pas comment cela va se passer. Comment Bordeaux va gérer la finale de Coupe d’Europe ? Notre match face au Racing sera décisif pour les deux équipes… » Malgré cela, il préfère focaliser son attention sur ce que son équipe peut maîtriser : « Face à toutes ces incertitudes, je crois que, dans pareilles situations, il faut contrôler ce que l’on peut contrôler. Ce que l’on peut contrôler, c’est la façon dont on s’entraîne et la façon dont on aborde les matchs. » Et de conclure : « Il reste dix points à distribuer, il faut en prendre le maximum. »
À Clermont, les calculs ont déjà commencé. Un détail crucial a retenu l’attention : si l’ASM termine à égalité de points avec La Rochelle, ce sont les Rochelais qui seraient avantagés grâce au bonus défensif obtenu au Michelin en janvier. La pénalité réussie par Ihaia West dans les dernières secondes de cette rencontre pourrait donc peser lourd dans le classement final.
Christophe Urios mesure bien la menace que représente La Rochelle. « La Rochelle, c’est un peu l’équipe surprise de cette fin de championnat au vu de son parcours. » Il anticipe déjà la prochaine sortie des Rochelais : « Ils vont prendre cinq points à Montauban et après ils vont recevoir Paris. » Néanmoins, quelques interrogations subsistent sur la dynamique du Stade Français : « Ils ont une équipe pour les embêter, mais je ne sais pas ce qu’ils vont faire. » Son rappel est ferme : « Je répète, il y a dix points à distribuer, il faut en prendre le maximum. Cela commence par le Racing. »
Pour l’ASM, le programme est clair : il faudra impérativement battre le Racing au Michelin puis réussir à grappiller un résultat à Bordeaux lors de la dernière journée. Sinon, les Clermontois risquent de dépendre des performances de leurs rivaux rochelais. Christophe Urios en est bien conscient : pour éviter tout calcul, il n’y a qu’une voie possible, celle de la victoire.







