Il y a deux ans, Montpellier frôlait la relégation en Top 14, s’accrochant à sa survie lors d’un barrage haletant contre Grenoble. Aujourd’hui, le MHR s’apprête à disputer une finale européenne à Bilbao face à l’Ulster, affichant clairement son ambition de poursuivre sa progression en championnat.
Le contraste est frappant.
Derrière cette finale de Challenge Cup, Montpellier s’est imposé comme l’une des équipes les plus redoutables du rugby français.
### Une machine lancée à pleine vitesse
Avec 19 victoires sur ses 22 derniers matchs, le MHR éblouit par sa régularité. Deuxième du Top 14 derrière Toulouse, le club héraultais vise même une qualification directe pour les demi-finales du championnat.
Pour Joan Caudullo, cette finale européenne dépasse le simple cadre d’un bonus :
« Le match qui arrive, ce n’est pas un plus. Il faut absolument qu’on le gagne parce qu’il y a une dynamique qu’il faut arriver à préserver si on veut bien figurer en Top 14 après cette finale. »
Le message est limpide : Montpellier veut tout conquérir.
### Lenni Nouchi annonce la couleur
À seulement 22 ans, le capitaine Lenni Nouchi incarne parfaitement la nouvelle identité montpelliéraine.
Pour lui, cette finale est une étape cruciale dans la reconstruction du club :
« Ce serait une première étape dans ce qu’on veut mettre en place, ça montrerait un peu à tout le monde qu’on a évolué et que maintenant, on peut être dans la cour des grands et pas des petits comme on l’est depuis l’après-titre. »
Car après le Brennus décroché en 2022, Montpellier avait connu un effondrement quasi-total.
### Le pari Joan Caudullo, moteur de la renaissance
Pour renverser la situation, Mohed Altrad et Bernard Laporte ont misé sur un staff profondément ancré dans l’ADN montpelliérain.
Joan Caudullo a ainsi été nommé entraîneur principal, épaulé notamment par d’anciens joueurs comme Benoît Paillaugue ou Geoffrey Doumayrou.
Les résultats sont aujourd’hui incontestables.
### Montpellier assume son rugby brutal
Le MHR n’a peut-être pas le style flamboyant d’UBB ou du Stade Toulousain, mais il affiche une identité solide : défense acharnée, puissance physique et cohésion sans faille.
« On arrive à surprendre un peu tout le monde avec un jeu qui n’est pas forcément le plus beau à regarder », admet Lenni Nouchi.
Il précise : « La plupart du temps, un joueur préfère attaquer que défendre. On a appris à aimer défendre ensemble, on le travaille énormément. »
Cette recette, à la fois physique et presque « old school », ramène Montpellier au sommet.
Et si le MHR soulève la Challenge Cup vendredi soir, il faudra désormais compter sur lui comme un sérieux prétendant au Brennus.







