C’est une bouffée d’oxygène pour Clermont à l’aube du sprint final en Top 14. Alors que l’ASM se bat pour une place en phase finale lors des deux dernières journées, le club retrouve un atout majeur : Régis Montagne, dont le retour était longtemps jugé incertain jusqu’à la prochaine saison.
Cette renaissance dépasse la simple guérison d’une blessure. Depuis sa dernière apparition le 25 janvier contre La Rochelle, le pilier droit clermontois a traversé une épreuve difficile. À l’époque, Montagne brillait, au point d’être pressenti pour débuter le Tournoi des Six Nations avec le XV de France. Mais tout s’est brutalement arrêté. Relégué sur le banc lors des premiers matchs du tournoi, il a ensuite dû faire face à une grave blessure aux cervicales, nécessitant une opération d’une hernie en mars. Une situation qui avait fait craindre une longue absence, voire quelque chose de bien plus sérieux.
Depuis des semaines, Régis Montagne a mené un travail de rééducation exigeant, souvent en marge du groupe, avec un protocole très strict pour éviter tout risque, comme il l’a confié à La Montagne : “Franchement, je reviens d’assez loin. J’avais peu de force au tout début. Et avant de la retrouver, cela a mis un peu de temps.” Il témoigne aussi de la frustration de ce parcours : “C’est frustrant parce qu’on ne peut pas forcer dès le début. On est obligé d’attendre l’accord du chirurgien, l’accord des kinés, l’accord du médecin…”
À l’ASM, la prudence a été de mise. Le staff a adapté un travail spécifique autour des cervicales afin de sécuriser son retour, sans jamais brûler les étapes. Aujourd’hui, le résultat dépasse les attentes. “Il a retrouvé toute sa force. Il est même plus costaud qu’avant”, confirme Alexandre Castola.
Ce retour au plus haut niveau intervient au moment crucial de la saison. Clermont doit affronter le Racing 92 puis Bordeaux, deux matchs décisifs sous une pression intense où la puissance du pack d’avants sera déterminante. Dans ce contexte, la réintégration de Montagne équivaut presque à une recrue surprise de dernière minute.
Le plus remarquable reste l’état d’esprit du joueur. Face à une blessure aussi grave, nombreux auraient abordé le retour avec appréhension. Pas Regís Montagne, qui affirme : “Le contexte n’est pas impressionnant, parce que j’ai envie, et l’envie a pris le dessus sur la peur ou l’appréhension.” Un mental d’acier qui pourrait bien faire la différence pour l’ASM dans ses batailles finales.







