À Montpellier, la victoire en Challenge Cup ne marque pas la fin de l’ambition. Quelques jours après sa démonstration en finale contre l’Ulster (59-26), le MHR vise désormais un objectif majeur : terminer dans le Top 2 du Top 14 afin de bénéficier d’une place directe en demi-finale.
Dès la fin du match européen à Bilbao, les joueurs avaient déjà les yeux tournés vers la rencontre cruciale face à Pau, programmée samedi soir. Lenni Nouchi l’a clairement exprimé : “Ce n’est pas parce qu’on a gagné ce Challenge qu’on va tout arrêter. C’est une étape de plus dans notre projet. La saison n’est pas finie. On a Pau dans un coin de la tête.” Pour préparer ce rendez-vous décisif, le staff, sous la direction de Joan Caudullo, a même pris soin de préserver plusieurs cadres dès la finale.
Contrairement à d’autres formations qui ont sombré dans l’euphorie après un sacre européen, Montpellier a su garder la mesure dans la célébration. Le manager en plaisantait après la finale : “Comme les enfants, si je leur interdis, ils vont y aller. Il faut fêter ça et on verra s’ils veulent continuer à fêter ce titre ou basculer sur Pau…” Finalement, le groupe est resté très raisonnable, comme il l’a confié à L’Équipe : “Ils n’ont pas trop appuyé. À notre retour, certains ont enchaîné le samedi soir, mais c’est resté très soft.”
Sur le plan sportif, le MHR impressionne depuis plusieurs mois. Avec 20 succès sur les 23 derniers matches, l’équipe aborde ce sprint final en position de force. Actuellement deuxième du classement avec un point d’avance sur Pau et le Stade Français, Montpellier détient son destin en mains.
Joan Caudullo assume pleinement le pari d’un enchaînement de matches intense : “L’objectif de ce bloc était de se qualifier pour le Top 6, ce qui est fait depuis notre victoire à Castres. Ensuite, le Challenge a été vu comme une opportunité, mais pas une finalité. Maintenant, l’objectif est de terminer à la deuxième place.” Pour lui, cette cadence soutenue est bénéfique : “Les mecs ont adhéré complètement à cet enchaînement de matches. Pour le staff, c’est donc facile à gérer. Je préfère ça aux semaines sans match… Ça te permet aussi de garder du rythme.” Malgré les risques de fatigue ou de blessure, le manager ne regrette pas ce choix : “Bon après, si on perd contre Pau… Mais j’ai pris ce risque, on veut aller au bout des choses.”
La finale européenne est déjà derrière, place à la course au Top 2. En sécurisant cette position, Montpellier éviterait un barrage toujours périlleux et se positionnerait comme un sérieux prétendant à la conquête du titre. Au vu de leur dynamique actuelle, les Héraultais apparaissent comme l’une des plus grandes menaces dans cette fin de saison du Top 14.







