L’ASM Clermont joue gros ce dimanche soir face au Racing 92, dans un match décisif à l’approche des phases finales du Top 14. À deux journées de la fin de la saison régulière, une victoire au Michelin permettrait aux Auvergnats de se rapprocher considérablement d’une qualification pour le Top 6.
Pour préparer ce choc capital, le staff clermontois a particulièrement scruté la rencontre récente entre La Rochelle et le Racing 92 à Paris La Défense Arena. La Rochelle s’est imposée 26-24, et cette performance a mis en lumière une faiblesse notable chez les Franciliens.
La bataille pour les deux dernières places qualificatives est désormais acharnée, avec quatre équipes en lice : Clermont, Bordeaux-Bègles, Racing 92 et La Rochelle. Après un point ramené de Pau et la victoire bonifiée de La Rochelle contre Toulouse, Christophe Urios et ses joueurs savent qu’ils n’ont plus droit à l’erreur. Leur objectif est clair : battre d’abord le Racing, puis Bordeaux-Bègles lors de la dernière journée.
L’analyse du match entre La Rochelle et le Racing révèle que Paris souffre lorsque le jeu s’accélère. La Rochelle avait choisi un rugby très dynamique, marqué par un rythme élevé, de nombreuses passes et offloads, ainsi qu’une volonté constante d’étirer la défense. Gaël Fickou, centre international du Racing, l’a admis après la rencontre : « Ils l’avaient dit, ils se sont entraînés en “mode toulousain” à faire des passes debout. » Il ajoute : « Je pense qu’ils se sont dit qu’on était costauds, lourds, et que s’ils arrivaient à faire vivre le ballon, ils nous mettraient en difficulté. Ils ont réussi leur pari. »
Les chiffres sont parlants : La Rochelle a réalisé 214 passes contre 114 pour le Racing, et a réussi 21 offloads face à seulement 5 côté francilien. Malgré une certaine domination physique des Franciliens, les Rochelais ont fait exploser la défense parisienne grâce à leur vitesse d’exécution. Davit Niniashvili s’est illustré avec 21 ballons portés, 10 défenseurs battus et 6 passes après-contact.
Cette tendance va dans le sens des récentes évolutions du jeu clermontois. Depuis plusieurs semaines, l’ASM accélère fortement le rythme de ses attaques avec un pourcentage élevé de rucks rapides : 56 % contre Toulouse, 63 % face à l’USAP, et 67 % à Pau. Cette dynamique pourrait permettre à Clermont de contourner la puissance du Racing dans l’axe, grâce à des joueurs comme Tuisova, Joseph, Taofifenua, Habosi ou encore Tupou.
Malgré cet avantage potentiel, Frédéric Charrier, l’entraîneur des arrières de Clermont, reste prudent. « Chaque match est différent », rappelle-t-il, avant d’ajouter : « Nous, on va surtout s’efforcer de bien jouer notre jeu et d’être capables de poser des problèmes au Racing. »
Une chose est claire : Clermont semble avoir identifié un moyen de faire vaciller le Racing dans ce moment crucial de la saison. La partie s’annonce intense et déterminante pour la suite du championnat.







