Ce samedi après-midi, le Stade Rochelais se déplace à Sapiac pour affronter Montauban lors de la 25ᵉ journée du Top 14. Un match crucial pour les deux équipes, comme l’a souligné le deuxième ligne rochelais Thomas Lavault dans une interview accordée à Midi Olympique.
« C’est un match super important pour nous, comme pour eux d’ailleurs. On joue notre qualif’ et eux jouent leur dernier match à domicile devant leur public. Avec forcément des joueurs qui arrêtent chez eux, des joueurs importants pour leur groupe. On sait très bien que ça peut être un supplément d’âme pour des matchs comme ceux-là », explique Lavault.
Conscient des pièges que réserve cette rencontre, il insiste sur la nécessité d’être performant : « Bien sûr, c’est LE piège. Et on ne peut pas s’estimer… Enfin, on est dans l’obligation de prendre 5 points là-bas. Toutes les équipes, presque, l’ont fait. Mais pour ça, il faut respecter cette équipe. Et on sait très bien que sur un match comme ça, tout peut se passer. L’idée, c’est d’être meilleur match après match. Il faut qu’on soit meilleur que contre Toulouse. Il faut que ça continue de monter comme ça jusqu’à la fin de saison. »
Lavault se veut optimiste sur les capacités de progression du Stade Rochelais : « Je ne sais pas si on en a sous le pied mais en tout cas, je pense qu’on peut s’améliorer. On est conscients que tout n’a pas été parfait contre Toulouse. On l’a vu cette semaine, certains lancements auraient pu être mieux faits, certaines actions auraient pu être mieux jouées. Donc oui, forcément, on peut être meilleur. »
Le joueur savoure aussi la victoire bonifiée contre le Stade Toulousain, tout en restant lucide : « Je pense que ça récompense un effort qu’on fait depuis un petit bout de temps maintenant. Je pense qu’il ne faut pas tomber dans le piège où on se sent arrivé après un match comme celui-ci. Il faut aussi être conscient que Toulouse n’a plus grand-chose à jouer sur cette fin de saison. On le sait, on sait comment ça fonctionne quand on est dans cette situation. C’est un peu le piège. Je pense qu’ils se sont relâchés. Ce n’est pas leur réel niveau. Il ne faut pas tomber là-dedans. Il faut être conscient qu’on a fait un bon match mais qu’eux, par contre, n’ont pas fait leur meilleur match. »
Enfin, Thomas Lavault est revenu sur une période délicate marquée par les blessures : « C’était long. J’ai fait le mollet tout le début de saison. Après, j’ai fait les cervicales en Ulster (1/4 de finale de Challenge Cup, en avril, NDLR), où je prends une décharge électrique. Je sentais tout le temps des fourmis dans ma main gauche, c’était embêtant. En revenant, je me fais mal au genou à l’entraînement, sur un plaquage… ça fait chier, tu repars dans des examens et dans des soins. Mais ça va mieux. Je suis content. »
Malgré cette période difficile, le deuxième ligne rappelle l’exigence nécessaire pour la fin de saison : « Tu ne peux pas en garder. Tu es obligé de tout jouer à fond. Parce que toutes les équipes le font. Chaque équipe a des choses à jouer sur cette fin de saison. Tu es obligé de tout jouer à fond et de faire les comptes à la fin. Mais au moins, tu n’as pas de regrets. Physiquement, ça va. C’est toujours pareil. On peut progresser. Mais on est dans le vrai, je pense. »







