Alexandre Roumat traverse une saison délicate avec le Stade Toulousain. Habitué à être un pilier de l’effectif ces dernières années, le troisième ligne admet sans détour les difficultés rencontrées cette saison, marquée par les blessures et une concurrence accrue.
Dans un entretien accordé à La Dépêche, Roumat se montre lucide : « Oui, clairement, c’est un fait. » Il confie avoir connu un début d’exercice compliqué, alourdi par « deux ou trois petits pépins physiques et deux ou trois contre-performances. » Dans un groupe aussi compétitif que celui de Toulouse, la moindre baisse de régime peut coûter cher : « Quand tu es dans une dynamique de groupe, les mecs à côté sont très bons et j’avais un peu moins ma place en tant que titulaire. »
Malgré ces obstacles, le joueur assure avoir retrouvé progressivement ses sensations depuis novembre, période des doublons internationaux : « Je trouve que depuis la période des doublons de novembre, j’ai retrouvé des sensations. » Toutefois, les blessures ont freiné son élan au moment crucial de la saison : « Là, malheureusement, sur les deux matchs de phases finales, j’étais blessé donc ça ne m’a pas permis d’enchaîner. »
Pour Roumat, la continuité est essentielle pour exprimer son meilleur rugby. « Je me suis toujours senti bien quand j’ai enchaîné les matchs », souligne-t-il, regrettant toutefois de ne pas avoir pu maintenir une série de performances régulières : « Même si j’ai joué quand même pas mal de matchs, il y a eu ces petits moments où je n’ai pas forcément enchaîné. Je pense que ça m’aurait permis d’avoir encore plus de rythme et d’avoir de meilleures sensations. »
Le contexte pourrait cependant lui offrir une nouvelle opportunité. Avec plusieurs absences sensibles en troisième ligne – Anthony Jelonch, Mathis Castro-Ferreira et Léo Banos sont indisponibles – Roumat pourrait retrouver un rôle de premier plan dans cette fin de saison.
« Malheureusement, dans les saisons qui sont ultra longues et ultra intenses, il y a toujours des blessés au moment des phases finales », explique-t-il. Mais l’esprit du groupe reste intact : « On essaie d’en avoir le moins possible, mais c’est vrai qu’en troisième ligne, on n’est pas épargnés. »
Pour conclure, il lance un message fort : « Comme toujours, on ne va rien lâcher et les mecs qui seront sur le terrain feront tout pour défendre les couleurs du Stade. »







