Le demi de mêlée de Clermont, Baptiste Jauneau, s’est livré à cœur ouvert dans une interview accordée à *Midi Olympique*. L’Asturien y dresse un bilan sincère de ses performances avec l’ASM et explique comment il apprend à gérer la pression pour retrouver plaisir et efficacité sur le terrain.
Conscient de l’impact négatif du stress sur son jeu, Jauneau confie : « J’essaie d’être un peu plus positif par rapport à moi-même, déjà. Je fais en sorte de me mettre un peu moins de pression, afin d’aider l’équipe au mieux et ne pas être davantage source de stress. Pour cela, je me décharge pas mal sur certains joueurs comme Harry Plummer, Selevasio Tolofua aussi. On a un bon groupe de leaders, et pouvoir compter sur des joueurs comme ça est important pour le groupe parce qu’ils amènent une autre énergie que moi. C’est assez intéressant. »
La récente prolongation de son contrat pour trois saisons avec Clermont lui a apporté un regain de confiance. « Effectivement, je pense que ça m’a fait du bien inconsciemment à la tête. Je me sens bien ici, je suis heureux d’avoir resigné. C’est évidemment plus facile, quand on est bien dans sa tête, de pouvoir amener les mecs avec soi », affirme-t-il, tout en assurant ne nourrir aucun regret : « De toute façon, dès l’instant où j’ai signé, je me suis mis dans l’idée qu’il ne fallait avoir aucun regret. Peu importe mon choix, même si notre saison avait été moins bonne, je n’en aurais pas eu d’être resté. »
Pour mieux gérer la pression, le joueur a entamé une préparation mentale, accompagnée par Antoine Couhert, intervenant également auprès du XV de France. « J’ai commencé à faire de la préparation mentale pour justement me soulager là-dessus. Depuis cet été, le club a mis à disposition du groupe pro Antoine Couhert qui intervenait déjà au niveau de l’Académie et qui travaille également avec le XV de France. C’était la bonne occasion. Entre notre barrage à Bayonne et mon mauvais match avec l’équipe de France l’été dernier, à un moment donné, ça a été très dur pour moi et il a fallu que je trouve un moyen pour remonter la pente. »
Cette démarche porte ses fruits : « La préparation mentale a été un de ces leviers. Je ne voulais plus me mettre la pression au sujet de l’équipe de France. Ça reste mon objectif, forcément, mais je ne veux pas me polluer avec ça. J’ai décidé de faire ma saison et si ça doit arriver, je suis le plus heureux. »
Aujourd’hui, Baptiste Jauneau a retrouvé le plaisir primordial du jeu : « Je prends plus de plaisir à jouer. Normalement, ce sport est fait pour ça. Mais ce n’est que lorsque tu parviens à te libérer, à te détacher de la pression, que tu parviens à retrouver ce plaisir. Normalement, ce sport est fait d’abord pour prendre du plaisir. Avant d’être un métier, c’est notre passion. L’urgence, c’était qu’il fallait que je retrouve ce goût. »







