Le Stade Toulousain fait face à une fin de saison marquée par des performances en dents de scie, mais du côté des joueurs, la confiance reste intacte. Rodrigue Neti, pilier international de retour après une blessure au genou contractée avec le XV de France lors du Tournoi des Six Nations, affiche un optimisme mesuré à l’aube des matchs décisifs.
« Au bon moment, je ne sais pas. Mais en tout cas, je me suis remis de cette blessure pour arriver le plus vite possible, toujours en gardant en tête le fait de ne pas brûler les étapes de la rééducation, de revenir bien pour essayer d’être performant et aider l’équipe à maintenir un niveau qu’on connaît ici », confie Neti à La Dépêche.
Après huit semaines d’absence, le Toulousain travaille dur pour retrouver la forme optimale. « Physiquement, il faut continuer à bosser. J’ai eu six semaines d’arrêt, j’ai repris au bout de la huitième semaine. Il y a eu huit semaines quand même sans match. C’est sûr que revenir dans une période comme la fin de saison, où tout le monde est au top, il faut essayer de rattraper le wagon », explique-t-il.
L’élimination en Champions Cup demeure une blessure difficile à digérer pour le groupe, surtout pour un joueur comme Neti qui a dû suivre la compétition depuis la touche. « C’est frustrant parce que tu n’es pas acteur du truc. Je l’ai vécue de l’extérieur, c’est une grande frustration parce que tu as l’impression de ne pas être concerné parce que tu ne joues pas et tu ne défends pas le maillot », confesse-t-il.
Malgré ces obstacles, le pilier tient à balayer les rumeurs de crise. « On n’est pas en crise non plus. C’est sûr que ces dernières semaines, les performances sont en dents de scie. Tout va bien, il ne faut pas penser qu’on est dans une spirale négative », assure-t-il, rappelant que la concurrence s’est intensifiée en Top 14 : « On sait que sur ces six dernières années, on a été champions, particulièrement mis en lumière. Aujourd’hui, il y a d’autres équipes aussi qui bossent à côté pour pouvoir être aussi performantes. »
Pour retrouver son meilleur niveau, le Stade Toulousain doit revenir à l’essentiel. « Il faut essayer de retrouver du liant et d’être conquérants sur les choses simples, les choses basiques : la défense, notre conquête directe », insiste Neti.
Avec deux journées restantes avant les phases finales, le message est clair : « Il reste deux dernières journées du championnat avant les échéances qui vont compter. On sera encore là. »
Le champion de France en titre envoie ainsi un signal fort à ses détracteurs : Toulouse est prêt à se battre jusqu’au bout.







