Une semaine après son deuxième sacre européen consécutif, l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) se devait de réagir face à Toulon à Mayol. Malgré une défaite 27-22, les Girondins ont décroché un bonus défensif crucial, conservant ainsi leur destin en mains avant la dernière journée du Top 14.
Le défi était double pour les hommes de Yannick Bru, physiquement éprouvés et mentalement challengés après les célébrations du titre européen. Le président Laurent Marti avait d’ailleurs reconnu que le groupe peinait à se recentrer rapidement sur les enjeux du championnat. Pourtant, lors de leur entrée sur la pelouse de Mayol, les Bordelais avaient bien conscience de l’enjeu.
« L’objectif était, malgré une large rotation de l’effectif, de se donner les moyens de remporter le match », expliquait Yannick Bru après la rencontre. Même si la victoire a échappé à l’UBB, l’essentiel résidait ailleurs. « Il faisait chaud, ce n’était pas facile après la semaine qu’on a vécue, mais l’objectif c’était de pousser Toulon dans les dix dernières minutes. On l’a fait, donc je suis content de l’effort des joueurs. »
Longtemps menacée de repartir bredouille, l’UBB a finalement puisé dans ses ressources pour arracher un point qui pourrait s’avérer déterminant au moment du classement final. Grâce à ce bonus défensif, Bordeaux n’a plus besoin de dépendre des résultats des concurrents. « Une victoire contre Clermont suffira pour assurer une place en barrage », insiste le staff bordelais.
« On avait besoin de ce point donc c’est comme chez Jacques Martin, tout le monde est content », a plaisanté Yannick Bru. Mais ce match a aussi confirmé les deux visages de l’équipe : redoutable quand les cadres sont alignés, mais vulnérable lorsqu’elle aligne une équipe fortement remaniée. Plusieurs titulaires habituels étaient au repos, ce qui a parfois laissé Bordeaux sans repères dans les moments clés. Ces enseignements seront précieux pour le staff, non seulement à court terme, mais aussi dans la préparation de la saison prochaine.
Désormais, tous les regards se tournent vers la réception de Clermont, « un rendez-vous qui ressemble déjà à un match de phase finale ». « Ça fait un petit moment qu’on ne joue plus que des matchs de phase finale, que ce soit en Champions Cup ou en Top 14 », rappelle Yannick Bru, avant d’avertir : « On va bien se régénérer car face à Clermont, on sait que ce sera un choc de titans. »
Pour l’UBB, le calcul est simple : après avoir évité le pire à Mayol, il reste quatre-vingts minutes pour valider son billet pour les barrages et poursuivre son rêve d’un doublé européen et national.







