
Emmanuel Meafou, deuxième ligne du Stade Toulousain, s’est livré au micro de La Dépêche après la victoire difficile de son équipe face au LOU Rugby, samedi dernier à Ernest-Wallon.
Le joueur se réjouit de la qualification directe pour les demi-finales du Top 14, même si celle-ci est arrivée tardivement. « Effectivement, on est contents de se qualifier. Évidemment, on aurait voulu que ce soit un peu plus tôt, mais en tout cas, le job est fait et on peut regarder devant, vers la demi-finale, et basculer sur ce match. »
Meafou revient également sur les phases plus délicates traversées par le club cette saison : « Je pense que ça a commencé lors du match contre Clermont au Stadium. On a bien joué pendant quinze minutes et après on a lâché. On savait qu’on avait l’occasion de valider notre qualification lors de ce match, mais c’est comme ça. On attend maintenant de voir qui nous allons rencontrer en demi-finale. »
Le joueur analyse les raisons de ce relâchement après une saison jusque-là maitrisée : « On a fait une tellement bonne saison qu’à la fin, on a un peu lâché parce qu’on était premiers. On était un peu loin devant nous et là, on a un peu lâché. Les autres équipes ont réduit un peu l’écart, mais le job est fait. Il reste une journée à jouer contre le Racing. Ce match, on veut quand même le gagner pour bien basculer sur la demi-finale. »
Conscient des efforts encore nécessaires, Meafou insiste sur la préparation de son équipe : « On sait qu’on ne joue pas le barrage, on aura une semaine de préparation, donc ce match contre le Racing compte aussi dans notre préparation. On est qualifiés, on est contents collectivement. Évidemment, on n’a pas montré notre meilleur visage aujourd’hui, mais ce n’était pas le plus important. »
Concernant le niveau affiché face au LOU, il est sans concession : « Oui, bien sûr. Beaucoup, beaucoup. On ne dit pas que Lyon n’est pas une bonne équipe, mais on connaît notre qualité, ce qu’on peut faire et on était loin de ça aujourd’hui. »
Enfin, il met en lumière les carences collectives observées lors de cette rencontre : « Je pense que c’est juste un travail collectif. Ils marquent leurs deux premiers essais en trois temps de jeu, donc c’est trop rapidement. Je pense qu’il faut qu’on joue et qu’on se batte les uns pour les autres, pas seulement en attaque, mais en défense aussi. Je pense qu’aujourd’hui, cela manque un peu, mais il reste trois semaines à bosser toutes nos faiblesses pour être prêts pour la demi-finale. »






