Le Racing 92 a infligé un coup d’arrêt majeur à Clermont lors de la 25e journée de Top 14 en s’imposant largement au Michelin, 41-13, avec le bonus offensif. Cette victoire place les Franciliens en position favorable dans la course aux phases finales.
À l’inverse, l’ASM, déjà battue la semaine précédente à Pau, a probablement compromis ses derniers espoirs de qualification avec cette deuxième défaite consécutive. Le club clermontois glisse à la huitième place et ne maîtrise plus son destin.
Au coup de sifflet final, Christophe Urios affichait une grande déception. Le manager clermontois peinait à expliquer l’effondrement de son équipe dans ce rendez-vous crucial. « Ce n’est pas du tout la soirée à laquelle on s’attendait, je suis très triste et je n’arrive pas à comprendre comment on a pu exploser comme cela… » a-t-il confié.
Il a surtout regretté l’incapacité des siens à répondre au défi physique imposé par le Racing : « On n’a pas été à la hauteur en souffrant face au physique du Racing. En seconde période on n’a pas trouvé cette énergie positive et le liant collectif pour renverser le match. Je ne comprends pas pourquoi on s’est comportés ainsi. »
À l’inverse, Patrice Collazo savourait pleinement la performance de son équipe. Conscient de l’enjeu de ce déplacement à Clermont dans la lutte pour le Top 6, le manager francilien a insisté sur la simplicité avec laquelle ses joueurs ont répondu à un défi complexe. « On a su répondre à un problème complexe ce soir, venir à Clermont n’est jamais simple, mais on voulait être compétitifs pour ne pas dépendre des autres sur la dernière journée. »
Pour celui qui a également dirigé Toulon, la clé se trouvait dans la cohésion collective : « Et à un problème complexe il fallait répondre par des choses simples, en équipe. »
Dès le début de la rencontre, le Racing a pris le contrôle grâce à un réalisme impressionnant. Josua Tuisova, Max Spring, Shingi Manyarara et Maxime Baudonne ont permis aux visiteurs de mener 26-13 à la pause. Clermont avait pourtant brièvement pris l’avantage grâce à un essai d’Alivereti Raka, mais les maladresses auvergnates face à un Racing clinique ont rapidement fait basculer le match. L’exclusion temporaire de Baptiste Jauneau en deuxième période a encore alourdi le handicap des locaux.
Le Racing a définitivement scellé son succès avec des essais de Diego Escobar puis Wame Naituvi. Cette démonstration a profondément ému Patrice Collazo : « Franchement j’ai beaucoup d’émotion, car je leur avais demandé avant le match s’ils étaient fiers d’appartenir à ce club, de jouer pour le mec d’à côté, et que moi j’étais fier de les entraîner. »
Le manager a aussi salué la résilience de son groupe face aux difficultés accumulées cette saison : « On a pris beaucoup de portes dans la gueule cette saison mais c’est ce qui nous a peut-être aidés à sortir cette performance ce soir. »
Enfin, il a conclu en soulignant la détermination collective pour la suite : « Notre mission est toujours la même, mais avec ce résultat, les choses sont claires pour la semaine prochaine. Ce groupe a besoin d’être challengé, d’être sous pression. On savait que les collisions seraient la clé, Christophe Urios l’avait d’ailleurs dit, et en cela les joueurs ont répondu présent. Toute la semaine on a senti que le groupe était connecté, et qu’il serait compliqué à jouer. »
À une journée de la fin de la phase régulière, le Racing 92 a donc pris une sérieuse option sur les phases finales, tandis que Clermont devra réaliser un exploit à Bordeaux et espérer des résultats favorables ailleurs pour poursuivre sa route dans ce Top 14.







