La Section Paloise a vu ses derniers espoirs de qualification directe pour les demi-finales s’envoler samedi soir à Montpellier. Battus par un MHR solide et confiant (26-18), les Béarnais ont néanmoins livré une prestation encourageante aux yeux de leur manager Sébastien Piqueronies.
À quelques jours d’un barrage qui pourrait marquer l’histoire récente du club, le technicien préfère se concentrer sur les aspects positifs de cette rencontre. « Il y a beaucoup de fierté. Franchement, je suis très déçu de repartir avec zéro point. C’était un combat digne de phase finale, qu’on ne connaît pas (sourire). J’imagine que les matches du mois de juin sont de cette intensité dans le combat, et qu’ils vous procurent d’aussi rares opportunités de marquer. Donc je pense que c’est un match idéal pour nous préparer à ce qu’on va vivre ensuite. »
Piqueronies a notamment salué la domination paloise dans certains secteurs : « Je nous ai trouvés dominants sur certains secteurs, notamment dans les airs, on a réussi à trouver des solutions derrière leur rideau défensif, mais il nous a manqué un peu de réalisme. On a été trop maladroits dans les passes au contact, dans la continuité du jeu debout. Si on arrive à garder 3-4 ballons de plus dans ces situations, je pense que le score est différent. »
Toutefois, la mêlée paloise a été identifiée comme l’un des points faibles majeurs de la soirée. « C’est vrai que ça ne nous est pas arrivé souvent et c’est vrai qu’aujourd’hui (samedi), ça nous coûte relativement cher. Il faudrait revoir tout ça à la vidéo mais j’ai trouvé l’axe gauche montpelliérain pas toujours « square » (droit) mais on a été dominés sur l’épreuve de force, je ne le nie pas. Quand on n’a pas toutes nos forces devant, on est moins forts. » Le manager est clair : « On n’aura pas des dizaines d’occasions sur un match de phase finale donc il faut qu’on soit plus précis à l’approche de la ligne. Il faudra aussi rapidement corriger le tir en mêlée fermée pour ne pas être dominé. »
Malgré la perte de la deuxième place, Pau conserve un atout majeur : son destin reste entre ses mains pour décrocher un barrage à domicile. « Oui, mais on a le barrage à domicile entre nos mains, il faut qu’on gagne avec le bonus la semaine prochaine. On doit assumer ça et on pourra rendre fier notre public. »
Piqueronies mesure aussi l’importance historique de cet événement pour le club : « Évidemment qu’on aurait préféré faire un match de moins et aller directement en demi-finales mais avoir le privilège de jouer un match de phase finale et de le jouer au Hameau, plus de 25 ans plus tard, cela aura une saveur particulière. Il faudra ajouter 15 000 gradins pour accueillir tout le monde (sourire). »
Enfin, le manager béarnais n’exclut pas de retrouver Montpellier plus tard dans la compétition. « Et pour une éventuelle finale aussi, non ? (sourire). J’espère que ce match nous servira dans ce cas. Le MHR sera au rendez-vous donc si on a le bonheur de le recroiser, on s’en servira. » Il conclut : « Le match aller comme le match retour ont été très engagés, très équilibrés et chaque équipe a à chaque fois nettement dominé un ou deux secteurs. Donc je pense qu’il y aurait des clés stratégiques passionnantes si cela arrive. »
Malgré la défaite, Pau quitte Montpellier avec plus de certitudes que de doutes avant le rendez-vous le plus attendu de sa saison.







