Dans quelques jours, Tommaso Allan pourrait disputer l’un des matchs les plus importants de sa carrière avec l’USAP. À 33 ans, le buteur italien s’apprête à quitter Perpignan à la fin de la saison pour rejoindre les Zebre en Italie, mettant ainsi un terme à une aventure catalane marquée par 94 apparitions sous le maillot sang et or.
Pourtant, ce départ n’était pas forcément son choix. Dans une récente interview accordée à Actu Rugby, Allan confie : « Ça aurait été bien de rester ici, j’aurais peut-être aimé le faire si j’en avais eu la chance. Mais c’est le sport. » Un aveu qui témoigne de son attachement profond au club perpignanais.
L’histoire entre Tommaso Allan et Perpignan remonte à plus de dix ans. Arrivé initialement en 2013, avant de s’éloigner pour des expériences à Trévise puis aux Harlequins, il est revenu en 2023. Cette double signature a renforcé ses liens avec l’USAP, un club qu’il considère comme particulier dans sa carrière. D’ailleurs, l’un de ses enfants est né à Perpignan, un signe supplémentaire de ses racines désormais ancrées dans la région. « J’aurai toujours de très forts souvenirs de Perpignan », confie-t-il.
Avant de rejoindre l’Italie, son unique priorité est claire : maintenir l’USAP en Top 14. Héros de la montée après un penalty décisif face à Grenoble en 2025, Allan rêve de ne pas revivre un tel suspens. « Je veux laisser le club où il faut le laisser : au plus haut niveau, là où il mérite d’évoluer. » Pour lui, l’USAP appartient indéniablement à l’élite française. « On a les joueurs, on a les moyens, on a le public… On a tout pour être une équipe de Top 14 », assure-t-il avec conviction.
Cet attachement dépasse même le cadre sportif. Allan souligne l’intensité de la passion locale : « Si tu ne joues pas ici, tu ne peux pas l’imaginer, mais c’est vraiment différent de tous les autres clubs. Les gens sont fous de rugby ici. Même quand on perdait beaucoup de matchs, il y avait toujours le stade plein. » Un soutien parfois pesant pour certains, mais qu’il interprète avant tout comme une preuve d’amour indéfectible envers l’USAP.
Avant de tourner définitivement la page, Tommaso Allan a une dernière mission : offrir à Perpignan un nouveau maintien en première division. Celui qui sauvait le club d’un coup de pied à Grenoble il y a un an rêve de partir sur une dernière réussite, avec peut-être le regret que son histoire avec l’USAP n’ait pas pu durer un peu plus longtemps.







