Fabien Galthié mise sur la collaboration étroite avec les clubs du Top 14
À l’approche de la tournée estivale du XV de France, Fabien Galthié réaffirme son engagement à travailler main dans la main avec les clubs de Top 14. Le sélectionneur national détaille une méthode fondée sur le partage d’informations et un dialogue constant avec les managers des équipes professionnelles, une approche qui détonne parfois par rapport aux pratiques des autres grandes nations du rugby.
« Je donne toute ma connaissance »
Lorsqu’il visite les clubs français, Fabien Galthié ne se contente pas d’observer les joueurs en vue d’une sélection. Selon ses propres mots, il « partage également ses analyses avec les staffs des équipes de Top 14 ». Dans un entretien accordé à Midi Libre, il explique : « Quand je visite les clubs, je partage avec eux ma grille de lecture. J’essaie de leur donner tous les éléments que j’ai en ma possession. »
Le patron des Bleus cite plusieurs exemples concrets : « Je l’ai fait avec Toulon avant leur demi-finale, Bordeaux-Bègles avant la finale, ou encore avec Montpellier régulièrement. »
Une relation gagnant-gagnant pour faire progresser les joueurs
Cette collaboration étroite profite, selon Galthié, à toutes les parties. « Je donne toute ma connaissance, tout mon savoir, tous mes retours d’expérience aux clubs », insiste-t-il. Son but est clair : « À travers les clubs, j’alimente les joueurs. On a besoin d’aider les joueurs à être les meilleurs possibles. »
Le sélectionneur souligne la proximité et la transmission constantes entre le XV de France et les managers du Top 14 : « Il y a de la proximité, de la transmission avec les managers du Top 14. »
Un calendrier international difficile, mais des opportunités à saisir
Interrogé sur les contraintes du calendrier international, notamment l’absence des finalistes du Top 14 et de plusieurs cadres durant la tournée estivale, Galthié refuse d’en faire une fatalité. « L’équipe de France a des contraintes au niveau du calendrier qui ne sont pas en phase avec le calendrier des clubs. On part sans les finalistes et sans les meilleurs joueurs, donc on ne peut pas dire qu’on est en phase. »
Plutôt que de s’en plaindre, il préfère y voir un avantage : « Plutôt que pleurer sur mon sort, de vivre ça comme un handicap, je vois plutôt des opportunités. » Ces opportunités, précise-t-il, passent avant tout par la jeunesse : « Prendre des jeunes joueurs, les développer. » Depuis sa prise de fonction, Galthié a souvent profité des tournées estivales pour lancer de nouveaux talents sur la scène internationale.
Une vision assumée et unique du rugby français
En conclusion, le sélectionneur rappelle sa vision du rugby hexagonal, fondée sur une interdépendance entre sélection et clubs : « Nous nourrissons les joueurs autant qu’ils nous nourrissent, nous nourrissons les clubs autant qu’ils nous nourrissent. »
Pour lui, ce modèle d’écosystème est « particulier » au rugby mondial. Malgré les contraintes qu’il engendre, Fabien Galthié ne regrette rien : « Moi, je n’ai pas le choix, j’ai accepté la mission avec grand plaisir et avec joie, et c’est encore le cas, quels que soient les désavantages. »
Cette déclaration illustre parfaitement sa philosophie : transformer chaque difficulté en une opportunité pour construire l’avenir du XV de France.







