Le Stade Toulousain, déjà assuré de terminer premier du Top 14 et d’accéder directement aux demi-finales, se déplace ce samedi au Racing 92 sans pression sur le classement. Pourtant, les Rouge et Noir comptent bien aborder cette dernière journée avec sérieux et ambition.
Derrière leur confortable avance, les Toulousains restent conscients qu’ils doivent encore peaufiner certains détails avant le rendez-vous crucial du 19 juin à Marseille. Face à une équipe francilienne qui joue sa qualification, l’enjeu promet un duel intense et révélateur.
### Toulouse veut un avant-goût de phases finales
La démonstration du Racing 92 à Clermont la semaine dernière n’a pas échappé aux Toulousains. « Oui, on a vu le match. Ça a tapé ! », reconnaît Thomas Lacombe, impressionné par la façon dont les Franciliens ont dominé leurs adversaires.
Pour Virgile Lacombe, ce déplacement à Paris dépasse le simple cadre de la dernière journée : « Pour eux, c’en est un. Je pense que l’opposition va nous renvoyer vers un match de phase finale. C’est surtout une équipe qu’on peut susceptibles rencontrer par la suite, en demi-finale. Donc aujourd’hui, il est toujours bien de faire bonne figure face à un possible opposant. »
Malgré cette éventualité, les Toulousains refusent de se projeter prématurément sur Marseille. « On va se concentrer sur ce match. On aura le temps la semaine prochaine pour se projeter sur notre potentiel adversaire en demi-finale. Mais là, celui de samedi soir, on le connaît déjà. Je pense que le menu est déjà suffisamment costaud pour se concentrer seulement sur ce match-là », explique le trois-quarts Ange Capuozzo.
### Des réglages encore nécessaires
Si Toulouse domine le classement, ses dernières prestations n’ont pas toujours convaincu par leur maîtrise du jeu. Les champions en titre ont parfois manqué de fluidité, malgré des résultats positifs. C’est cette réalité qui pousse le groupe à prendre ce dernier match très au sérieux.
« C’est un match sympa à jouer. Aller jouer à l’Aréna, c’est toujours un contexte un peu particulier. Montrer que, quelle que soit l’équipe que l’on aligne, le Stade Toulousain fait bonne figure, c’est important aussi. On n’a pas toujours réussi à le faire ces dernières semaines. J’espère qu’on ira là-bas en leur donnant du fil à retordre », souligne Virgile Lacombe.
Le staff pointe d’ailleurs les axes de progrès avant les phases finales : « Essayer de fluidifier un peu ce que l’on cherche à mettre en place sur le mouvement général. C’est vrai qu’on manque un peu d’automatisme collectif. On manque aussi de précision sur nos cellules de jeu offensive. Sur notre capacité collectivement à aller gagner des bras de fer dans certains moments du match. » La défense, pilier habituel du Stade, reste elle aussi à améliorer après quelques prestations moins solides.
### La bataille pour les places dans l’effectif
Ce match face au Racing est également une dernière opportunité pour plusieurs joueurs de se mettre en évidence en vue de la demi-finale. « Il y a des joueurs qui ont des places à gagner pour la fin de saison, pour la demi-finale et c’est le dernier match avant cette demi-finale. C’est surtout ça. Et puis après, trouver un peu de confiance dans notre jeu », rappelle Virgile Lacombe.
Même son de cloche chez Ange Capuozzo : « On ne peut pas se permettre de le galvauder. C’est peut-être une équipe qu’on va retrouver d’ici quelques semaines. Je ne pense pas qu’on soit en mesure de laisser passer quelconque match. Encore une fois, chacun va avoir son enjeu aussi, personnel, dans l’équipe. Et l’enjeu collectif, il existe réellement. L’enjeu va être d’avoir une partie supplémentaire pour se connecter entre nous. »
Enfin, Dorian Aldegheri livre un constat lucide sur l’état du championnat : « La confiance, je pense que tu ne l’as pas. Tu essaies de vivre bien ensemble, de prendre du plaisir. Mais je ne pense pas qu’il y ait une équipe qui se dise : ‘Cette année, c’est pour nous’. Le championnat est serré. »
Un état d’esprit qui résume parfaitement Toulouse aujourd’hui : favori et qualifié, mais conscient que le plus dur reste à faire.







