Montpellier rêve d’une dixième victoire consécutive ce samedi face au LOU Rugby, dans un choc capital pour la fin de saison régulière du Top 14. Forts d’une série impressionnante de neuf succès d’affilée, les Héraultais voient ce match comme un véritable quart de finale.
Interrogé par RMC Sport, le manager du MHR, Joan Caudullo, confirme l’enjeu : « Nous, on le voit comme un quart de finale. La semaine dernière, c’était notre huitième contre Pau, qu’on a gagné dans la difficulté. Là, on a ce quart de finale contre Lyon. On a gagné pour espérer aller chercher une demi-finale, et surtout, il y a un point hyper important : depuis le début, j’avais en tête ces douze matchs avec l’idée d’avoir une semaine de libre. C’était l’objectif. J’ai craint le match de Pau, je crains celui-là aussi. »
La gestion physique de l’équipe reste un défi majeur alors que les Héraultais enchaînent Top 14 et Challenge Cup. « On essaie de s’adapter à eux. Avec Benjamin Del Moral (préparateur physique), on cherche les bons ressorts pour avoir l’équipe la plus compétitive possible. On a beaucoup travaillé en amont sur la récupération et sur la gestion des joueurs pour qu’ils soient à 100%. L’enchaînement ne leur fait pas de mal, au contraire. C’est eux qui sont sur le terrain, c’est eux qui ressentent la fatigue. Je trouve que ce qu’ils arrivent à enchaîner, c’est quand même beau en termes d’enchaînement de tâches. Benji, c’est quelqu’un qui a l’habitude, qui a gagné, qui a beaucoup d’expérience, donc je lui fais énormément confiance », assure Caudullo.
Malgré un classement défavorable, le LOU Rugby ne sera pas considéré comme une équipe démobilisée. Le manager de Montpellier souligne la qualité de l’adversaire : « En face, il y a des joueurs de grande qualité. En Top 14, les effectifs sont très proches, même si les dynamiques diffèrent. Ils voudront bien finir devant leur public. C’est souvent pile ou face, mais cette équipe est très bonne sur les turnovers et très rapide sur les extérieurs. Elle peut très vite se mettre dans le match. Il faudra imposer des choses à Lyon. C’est une belle équipe, malgré son classement. On sait que les contextes sont différents, mais les effectifs sont de grande qualité. Il faudra être très juste. On sait à quoi s’attendre, on sait que ça sera difficile, mais nous, on ne regarde pas ce que va faire Lyon. Il faut qu’on continue à enchaîner une victoire. Il faut qu’on finisse bien. »
Joan Caudullo justifie également son choix de ne pas faire tourner son effectif avant cette ultime rencontre de la phase régulière : « Non. On a ménagé les joueurs blessés ou en méforme pour qu’ils puissent être prêts si besoin sur un barrage ou une demi-finale. Moi, j’ai vraiment envie qu’on soit directement qualifiés pour les demi-finales. Je fais tout pour ça. Ça ne veut pas dire que ça va se passer, mais en tout cas, c’est ce dont on a envie, les joueurs, le staff, et on fera tout pour y arriver. Si on passe par le barrage, malheureusement il y aura un accro dans ce plan-là. Et peut-être que ça nous jouera des tours sur la suite, parce qu’on enchaînera un treizième match, si on gagne ce match-là un 14ème, un 15ème. Je pense que ça va devenir très compliqué à gérer, donc non. Je joue tout sur le match de Lyon, je fais un all-in pour justement avoir cette semaine de récup qui est un objectif. »
L’objectif affiché est clair : terminer dans le top 2. « L’objectif, c’était le top 6. Mais après Castres, on s’est dit qu’on pouvait aller chercher cette deuxième place. On a été surpris, dans le bon sens, par la capacité des joueurs à répondre présents et à enchaîner les victoires », conclut-il.
Enfin, Joan Caudullo revient sur la venue de Fabien Galthié, ex-sélectionneur du XV de France, au Centre d’entraînement : « C’est fabuleux de faire des choses comme ça avec des techniciens de ce niveau-là. Il y a eu des éléments stratégiques de leur part, et ensuite une discussion sur notre manière de répondre. C’est toujours intéressant de se confronter à des techniciens de ce niveau. Ça permet aussi de voir qu’on a des solutions. C’est très enrichissant de discuter avec des entraîneurs qui ont entraîné au plus haut niveau. Et ce qui est valorisant, c’est qu’ils nous ont dit que c’était difficile de jouer contre nous. Certains disent même qu’on est injouables, mais ce n’est pas vrai. En tout cas, ça montre qu’on pose de vrais problèmes aux adversaires. »







