L’ASM Clermont vit une période difficile. Dimanche dernier, au stade Marcel-Michelin, les Auvergnats ont subi une lourde défaite face au Racing 92 (13-41), compromettant sérieusement leurs chances de qualification avant la dernière journée du Top 14.
Quelques jours après ce revers, le demi de mêlée Sébastien Bézy n’a pas caché la douleur du groupe. Interrogé par La Montagne, il admet : « On a pris un coup sur la tête, c’est clair. » Face à une équipe francilienne pourtant sous pression, Clermont n’a jamais vraiment été en mesure de rivaliser, ce qui a accentué la déception.
Pour autant, Bézy refuse de jeter l’éponge : « Comptablement ce n’est pas encore fini, donc il y a quand même de l’enjeu sur ce match à Bordeaux. » Le déplacement à Chaban-Delmas s’annonce crucial et périlleux. Clermont devra y réaliser un exploit, conscient de la difficulté face à une Union Bordeaux-Bègles elle aussi dans l’obligation de l’emporter pour assurer sa place en barrages. « On sait que c’est une grosse équipe qui est aussi dans l’obligation de s’imposer », précise le joueur, qui prévient ses coéquipiers : « Si on n’y va pas bien préparé, ça peut être compliqué… »
Malgré ce contexte défavorable, l’ancien Toulousain conserve l’espoir : « Il faut y croire, il y a déjà eu des miracles par le passé. » Ce message résume l’état d’esprit clermontois avant cette ultime confrontation décisive.
Cette rencontre avait aussi une saveur particulière pour Sébastien Bézy, qui disputait son dernier match au Michelin sous les couleurs de l’ASM sans avoir pu entrer en jeu. « Oui, c’est sûr… Déjà, j’aurais aimé jouer. Et forcément, on aurait aussi aimé la victoire pour qu’il y ait un peu plus de monde dans les tribunes », confie-t-il, regrettant ce départ frustrant.
Pour autant, Bézy ne se laisse pas abattre et adopte une attitude positive face à cette situation : « Mais c’est comme ça. » Il rappelle les épreuves qu’il a déjà traversées, notamment au moment de quitter Toulouse au début de la pandémie de Covid : « Quand je suis parti de Toulouse, il y avait le Covid… »
Désormais, le défi du manager Christophe Urios est de remotiver un groupe fragilisé mentalement avant ce choc à Bordeaux, où l’UBB joue aussi sa survie dans le Top 6. Plus que le résultat, c’est la capacité des Clermontois à surmonter la lourde défaite au Michelin qui sera déterminante.
Une chose est certaine : malgré ce coup dur, Sébastien Bézy et ses coéquipiers n’ont pas encore renoncé à leurs derniers espoirs de qualification.







