Grâce à sa victoire contre Provence Rugby ce samedi soir, Vannes a décroché son billet pour le Top 14 dès l’été prochain.
Dans une interview accordée à Midi Olympique, le manager du RCV, Jean-Noël Spitzer, revient sur cette consécration et le chemin parcouru par son équipe.
« On savait que ça serait dur d’aller chercher le maintien en Top 14. Ensuite, on s’est remis en ordre de bataille. On a profité du travail des dirigeants. On nous a permis de garder beaucoup de stabilité dans le groupe, dans le staff. Après, on fait une saison assez incroyable, une saison régulière assez incroyable. Une très bonne présaison, mais bon, après, c’est la phase finale le tout. »
Salvant également les mérites de leur adversaire, Spitzer souligne la qualité de Provence Rugby : « On a affronté un adversaire de grande qualité, comme on l’estimait aussi. Très honnêtement, je pense que ce sont les meilleures équipes du championnat qui se sont affrontées. C’est une équipe qui aurait pu gagner aujourd’hui, tout simplement. Ça se joue à quatre points, je pense que c’est la différence qu’il y a entre les deux équipes, il n’y a pas grand-chose. »
Contrairement aux idées reçues, il écarte toute notion de peur dans les dernières minutes : « Non, ce n’est pas de la peur, parce que j’étais concentré. Ce ne sont pas des émotions que tu ressens. Tu es complètement focus dans ton match. Ce sont des émotions périphériques que tu ne ressens pas vraiment. Tu es concentré. On sentait qu’on avait quand même quelques joueurs qui étaient fatigués. Donc on se préparait à du coaching. »
Ovationné à son arrivée au stade, il reste humble et rend hommage au parcours collectif : « Je suis déjà dans ma bulle, mais oui, je sais que je représente aussi le parcours du club. Je ne sais pas si on était favoris. En tout cas, nous, on n’était pas outsiders, parce qu’outsiders, c’est un terme qu’on utilise un peu à la va-vite, et en général, c’est un terme que tu n’utilises que sur une saison. Nous, on a toujours été des “underdogs”, des gens qui ont un lien avec, d’abord, leur territoire et leur milieu social. Voilà, et on s’est élevés il y a dix ans. Il y a dix ans, je jouais dans la banlieue de Toulouse, dans la banlieue de Bordeaux, mais on jouait en minibus et c’était de la Fédérale 1. »
Enfin, Spitzer lance un avertissement aux dirigeants pour assurer la stabilité future du club : « On va voir ça assez vite. Les dirigeants, maintenant, il faut que… Je ne vais pas le dire méchamment, mais il faut qu’ils assument. On avait tiré des enseignements la première année, donc il faut qu’on soit plus crédibles l’année prochaine. Il y a du travail dans les jours qui arrivent. La présaison, elle est bouclée. On va peut-être ajouter un match de préparation. Il faut valider l’accord avec un club étranger. »
« Mais oui, clairement, on a deux, trois renforts, peut-être dans le staff, on a deux-trois renforts sur le terrain, et ça sera la clé. L’expérience de l’année dernière nous a montré que, pendant 60 minutes, on pouvait rivaliser. 80, c’était beaucoup plus compliqué. Donc voilà, c’est 20 minutes qu’il faut aller chercher. C’est en partie le travail qu’il faudra accomplir dès lundi. »







