Philippe Saint-André, visage marqué par la déception, a vu son équipe de Provence Rugby s’incliner en finale de Pro D2 face à Vannes (18-14), samedi soir à Toulouse. Malgré cette amère défaite, le manager provençal a tenu à saluer la performance de ses joueurs, avant de se projeter vers l’access-match face à Perpignan.
« Je suis fier de mes joueurs », a déclaré l’ancien sélectionneur du XV de France, soulignant l’engagement et l’attitude de son équipe dans ce rendez-vous historique pour le club aixois. « C’était une première finale pour 95 % de l’effectif et pour le club, on a amené 3 000 personnes au stade, même si Vannes en avait 11 000, donc on peut progresser là-dessus (rires). »
Pour Saint-André, son équipe a su répondre physiquement au défi imposé par les Bretons. « Je voulais qu’on soit dans le bras de fer, on y a été. Dès qu’on a marqué l’essai, ça nous a libérés et on a dominé de la 20e à la 40e minute. »
Le technicien provençal regrette toutefois certains détails qui ont fait basculer la rencontre. « Étonnamment, en mêlée on a été dominants sur 4-5 mêlées mais pas récompensés. Puis on a subi sur 3-4 mêlées et on a été sanctionnés. » Il est également revenu sur la dernière mêlée : « La dernière mêlée, à la 79e, on fait un va-tout, j’ai l’impression qu’on les catapulte mais… »
Malgré tout, il a rendu hommage au nouveau champion de Pro D2. « Il faut féliciter Vannes, qui a fait une saison exceptionnelle, mais aujourd’hui on était dans le match. »
Face à la défaite, Saint-André refuse que son groupe s’attarde sur la frustration. « Les joueurs n’ont pas le droit d’avoir des larmes, d’être déçus. Je suis très fier d’eux. » Il insiste sur le manque d’expérience : « Il y a des détails, des petites erreurs, mais sur l’événement, l’expérience, le vécu, on est une très jeune équipe et je suis fier de son évolution pour gérer une finale. »
Déjà tourné vers l’avenir, le manager prépare ses joueurs à l’access-match contre l’USAP, un défi de taille après une saison éprouvante. « On va passer du temps ensemble ce soir et profiter, car on vient d’enchaîner 8 matches, puis les joueurs auront deux jours de récupération avant de repartir mercredi. »
Saint-André reconnaît l’avantage dont jouissent les Catalans : « On n’a pensé qu’à la finale, car une finale, ça se gagne. Perpignan se prépare depuis trois mois, nous, on aura cinq jours. » Malgré ce désavantage, il refuse de partir battu : « Mais on sera à domicile et j’espère qu’il y aura 9 000 supporters de Provence Rugby avec l’énergie et l’ambiance d’aujourd’hui. »
Le rendez-vous est désormais fixé : dimanche prochain, Provence Rugby jouera le match le plus important de son histoire récente avec un billet pour le Top 14 à la clé.







