Après Antoine Dupont, une nouvelle étoile du rugby français pourrait rejoindre l’aventure olympique. Louis Bielle-Biarrey, ailier de l’Union Bordeaux-Bègles et du XV de France, nourrit l’ambition de défendre les couleurs de la France à 7 aux Jeux de Los Angeles en 2028.
À seulement 22 ans, le jeune talent bordelais vise clairement la saison 2027-2028 pour intégrer l’équipe de France de rugby à sept. Ce projet, ambitieux, nécessite une organisation rigoureuse impliquant son club, la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby. Selon plusieurs sources, des discussions sont d’ores et déjà engagées afin de faciliter cette transition.
Le président de la FFR, Florian Grill, ne cache pas son enthousiasme à cette perspective. Interrogé par RMC Sport, il déclare : « Je suis ravi que le 7 attire, que des grands noms disent qu’ils ont envie d’en faire. » Pour lui, cette montée en puissance confirme l’efficacité de la stratégie fédérale : « Le 7 est en train d’enthousiasmer le rugby. »
Le parcours d’Antoine Dupont, médaillé d’or à Paris en 2024, reste un exemple marquant. Florian Grill souligne même son rôle décisif dans cette réussite : « Une de mes premières décisions de président avait été de créer les conditions pour qu’Antoine fasse les Jeux. » Ce succès a frayé un chemin où Louis Bielle-Biarrey pourrait bien s’engager à son tour.
Quand on questionne Florian Grill sur le potentiel du joueur de l’UBB pour le rugby à 7, son avis est sans équivoque : « La réponse est dans la question. Il en serait un. » Doté d’une vitesse exceptionnelle, d’appuis redoutables et capable de dynamiter les défenses dans les espaces ouverts, Bielle-Biarrey possède les qualités idéales pour exceller dans cette discipline.
Toutefois, le président de la FFR tient à rappeler que cette démarche doit avant tout venir de l’athlète : « Tout doit partir de leurs envies sportives. » La Fédération n’entend pas imposer cette orientation, mais lorsque le désir émane du joueur, le projet prend une autre dimension.
Au-delà du défi sportif, Florian Grill mesure également l’impact médiatique d’une telle aventure : « C’est un coup de projecteur phénoménal. Les joueurs ne sont pas fous, ils savent ce que ça représente. » Après l’exploit d’Antoine Dupont à Paris, le rugby français pourrait donc voir s’illustrer une nouvelle superstar sur la scène olympique. Et côté Fédération, personne ne semble décidé à freiner Louis Bielle-Biarrey dans ce rêve déjà en train de devenir réalité.







