Depuis l’élimination surprenante de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB) aux portes des phases finales du Top 14, une polémique enfle autour des festivités qui ont suivi leur sacre européen contre le Leinster.
Pour certains observateurs, ces célébrations auraient été trop longues, contribuant à une baisse de régime en championnat. Une critique fermement rejetée par Laurent Marti, président de l’UBB, qui assume pleinement la manière dont son équipe a fêté ce titre historique.
« On l’a bien fêté et j’assume le fait qu’on l’ait bien fêté », déclare-t-il dans des propos rapportés par Rugby Pass. Selon lui, les joueurs avaient parfaitement le droit de profiter de ce moment d’exception « après des mois de sacrifices ».
« Vous savez, les joueurs sont au travail, au combat, 11 mois sur 12. Bien sûr qu’ils ont une vie de privilégiés, mais c’est pas facile, 11 mois sur 12 d’aller combattre dans la salle de muscu, à l’entraînement, lors des oppositions, et puis des matchs, et puis en équipe de France, et puis en Champions Cup, et puis en Top 14, et les déplacements… », souligne-t-il.
Pour Marti, il aurait même été incompréhensible de ne pas célébrer un tel exploit : « Alors si quand on a un titre majeur comme ça on le fête pas, ça sert à quoi de faire du sport de haut niveau ? »
Le dirigeant bordelais précise par ailleurs que les festivités sont restées limitées dans le temps : « Ils ont arrêté le lundi, le mardi, un petit verre, c’est rien du tout. »
Il rappelle également la difficulté extrême que représente la conquête d’un trophée majeur : « Mais on était très heureux parce que, je le redis, c’est dur à gagner. »
Puis, il met en perspective la saison de son club : « Là il y a Bordeaux qui a gagné un titre majeur cette année, et puis il y a une des six équipes qui est en course qui va en gagner un. Mais c’est tout. Les autres n’auront rien gagné. »
Malgré l’élimination prématurée en Top 14, Laurent Marti refuse de chercher des excuses et ne remet pas en cause la manière dont son groupe a vécu son sacre européen. Il préfère retenir l’exploit réalisé en Champions Cup plutôt que d’alimenter les critiques sur les célébrations.
Un message clair et fort à destination de ceux qui estiment que Bordeaux a payé trop cher son temps de fête après avoir décroché le plus grand titre de son histoire.







