Le rêve du Top 14 s’est brisé pour Provence Rugby. Battus 47-24 par Perpignan lors de l’access-match disputé à Aix-en-Provence, les hommes de Philippe Saint-André ont longtemps cru en leurs chances avant de céder face à l’expérience catalane.
Dès la fin du match, le manager provençal a salué la supériorité de son adversaire tout en regrettant les occasions manquées, notamment en première période, largement dominée par son équipe.
« Il faut d’abord féliciter l’USAP, un club ancestral, un public incroyable. Ce sont les rois de l’access-match », a reconnu Philippe Saint-André, soulignant le savoir-faire unique des Catalans dans ce type de confrontations.
Le principal regret du technicien réside dans la première mi-temps : « Pendant 25, 30 minutes, on domine. On mène 10-0, mais on doit mener à 17-0. » Malgré une entame prometteuse, Provence Rugby n’a pas su convertir sa domination en points suffisants.
Ce manque d’efficacité s’est payé cher. Plusieurs erreurs de jeunesse ont coûté très cher à l’équipe d’Aix-en-Provence. « On est une jeune équipe, on prend des essais à zéro passe sans rien créer, on se replace à deux à l’heure… » déplore Saint-André, pointant également l’absence d’expérience collective : « On manque d’expérience et de vécu commun. Dans mon effectif, j’avais trois joueurs qui avaient fait une finale, aucun un access-match… »
La mi-temps a sonné comme un avertissement amer : « À la mi-temps, on tourne à 10-14 alors qu’on doit être devant », confie le manager, dévoilant toute sa frustration.
De retour sur le terrain, Perpignan a imposé sa puissance et son efficacité. Profitant de sa densité physique et de son vécu, l’USAP a pris le contrôle du match, infligeant un cinglant retour de bâton à Provence Rugby. « Puis ils ont été puissants et efficaces en deuxième mi-temps », reconnaît Saint-André.
Malgré la lourde défaite, le technicien reste fier du parcours de ses joueurs. « Je suis fier de mes joueurs quand même », affirme-t-il, tout en étant lucide sur les exigences du Top 14 : « Mais pour monter, il faut finir 1er ou 2e. »
La saison de Provence Rugby s’est donc conclue sur une double peine, après avoir perdu les deux finales décisives de la fin de saison. « Il faut apprendre de ce sprint de fin de saison. On avait sept finales, mais on a perdu les deux plus importantes », analyse Saint-André.
En résumé, la différence entre les deux équipes s’est révélée dans la régularité et l’expérience : « L’USAP a été régulière, nous, on a eu des moments de brillance, puis des trous d’air. » Une théorie que le manager clôture ainsi : « Elle a eu l’expérience et l’histoire avec elle. »







