L’Aviron Bayonnais à la croisée des chemins : entre déclin de l’ambiance et projet ambitieux
Après une saison délicate, l’Aviron Bayonnais fait face à une remise en question profonde. Philippe Tayeb, président du club basque, a ouvertement admis que l’atmosphère au stade Jean-Dauger s’est dégradée, perdant cette ferveur qui faisait la renommée du club.
« On est à un tournant important de l’ambiance à Jean Dauger », confie Tayeb à Midi Olympique. Conscient du défi, il indique : « On y réfléchit, on y travaille. On va se faire accompagner. » Le but est désormais clair : redynamiser la vie du stade et raviver la passion des supporters. « Comment peut-on dynamiser notre stade ? On discute avec les associations », précise-t-il.
Le président s’inquiète également de la baisse de mobilisation des fans lors des déplacements : « Sur les déplacements, on est de moins en moins présents… » Malgré ce recul, Tayeb refuse de revoir la tarification à la baisse, arguant que « le modèle économique est basé sur le partenariat, les abonnements et la billetterie ».
Pour contrer cette tendance, un projet ambitieux est en préparation. « On va présenter le projet « Envol 2032 » avec des perspectives financières, structurelles, économiques et sportives », annonce Tayeb. Une démarche qui dépasse largement le cadre sportif, visant à redonner un nouvel élan à l’ensemble du club.
Sur le plan sportif, les priorités sont claires pour la saison à venir. « L’an prochain, on veut reconstruire un état d’esprit, travailler sérieusement, retrouver la confiance, l’amour de notre public et, j’espère, être qualifiable pour la Champions Cup », déclare le président. « Je veux que l’on retrouve la joie de vivre à l’Aviron », ajoute-t-il avec détermination.
Face aux tensions qui ont secoué le club ces derniers mois, Philippe Tayeb lance un appel à l’apaisement : « Il faut que la polémique s’arrête, que les gens nous laissent travailler, sinon, il y aura des conséquences graves. » Conscient que « quand vous prenez des décisions, vous ne pouvez pas être aimé de tout le monde », il insiste néanmoins sur une exigence minimale : « Je ne demande pas de l’amour, je demande du respect. D’abord, de la personne, ensuite du statut de président que je suis, enfin, du travail qui a été fait. C’est le minimum. »
Un message fort pour un club qui espère vite tourner la page d’une saison mouvementée et retrouver sa flamme historique.







