Le Stade Toulousain affrontera le Racing 92 ce vendredi soir au stade Vélodrome, à l’occasion de la demi-finale du Top 14. Mais avant même le coup d’envoi, les supporters rouge et noir doivent relever un premier défi : s’organiser pour un déplacement en pleine semaine de travail, une contrainte qui complique sérieusement leur déplacement vers Marseille.
Une demi-finale programmée un vendredi soir n’est clairement pas une situation idéale. Dès 7 heures du matin, plusieurs bus partiront du parking d’Ernest-Wallon en direction de la cité phocéenne. Jean-Marc Arnaud, président du « Huit », l’une des principales associations de supporters du Stade Toulousain, confirme que cette rencontre n’a rien d’un déplacement classique. « Le véritable problème n’est pas financier. Beaucoup de supporters ont surtout dû obtenir une journée de congé pour pouvoir faire le voyage. » Il ajoute que les difficultés pour remplir les bus ont été bien plus importantes qu’à l’accoutumée lors des phases finales précédentes.
Conséquence directe : une forte baisse de fréquentation. Les associations toulousaines estiment que leur présence est divisée par deux par rapport à une demi-finale jouée un samedi. Pourtant, les plus fidèles n’ont pas attendu la dernière minute. Jérémy, salarié chez Enedis, a ainsi posé son vendredi bien avant la fin de la saison régulière. Avec son père, il prendra la route dès le matin, malgré un coût global du déplacement qui dépasse largement celui du simple billet, entre carburant, péages et journée de congé.
Le stade Vélodrome représente bien plus qu’un simple terrain pour les supporters du Stade Toulousain. Cette enceinte marseillaise évoque de nombreux et beaux souvenirs récents, à l’image de la finale du Top 14 remportée face à Bordeaux-Bègles en 2024 ou encore la démonstration face à Toulon il y a quelques semaines. « Sans parler de superstition, beaucoup reconnaissent que Marseille occupe une place particulière dans l’histoire récente du club rouge et noir. »
Face à un Racing 92 dont la base de supporters est plus restreinte, les Toulousains espèrent s’imposer largement dans les tribunes. Jean-Marc Arnaud se montre confiant : « Des supporters viendront de toute la France pour soutenir leur équipe. » Paris, Lille, Rhône-Alpes ou encore la région toulousaine : les fans convergeront de tous horizons vers Marseille. Que ce soit en bus, en train ou en voiture, plusieurs milliers de supporters sont attendus pour parcourir les 400 kilomètres qui séparent Toulouse du Vélodrome, avec un objectif clair : faire du stade marseillais une véritable annexe d’Ernest-Wallon, le temps d’une soirée.







