Le Racing 92 aborde sa demi-finale face au Stade Toulousain avec un esprit libéré, après une qualification arrachée pour les phases finales et un exploit sur la pelouse de Pau en barrage. Conscients de la difficulté du défi, les Franciliens refusent toutefois de se présenter en victimes.
Il y a encore quelques semaines, la présence du Racing 92 en phases finales paraissait incertaine. Aujourd’hui, l’équipe arrive au Vélodrome galvanisée par six victoires en sept matchs, portée par une confiance retrouvée. Après avoir battu Pau 33 à 31 chez eux, les Ciel et Blanc rêvent désormais d’un nouvel exploit.
« Vu d’où l’on vient, quoi qu’il arrive, on ne sera jamais favoris. Nous nous sommes qualifiés en dernier, nous sommes passés par les barrages, mais ce n’est pas un truc qui nous dérange, au contraire. » a rappelé Patrice Collazo à la veille du match, résumant l’état d’esprit de son équipe outsider assumée.
Pour autant, le manager francilien reste lucide face au triple champion de France en titre. Privé de Thomas Ramos, Toulouse pourra compter sur le retour d’Antoine Dupont et la plupart de ses cadres. « Les Toulousains, ce sont quand même des fossoyeurs. Notre victoire lors de la dernière journée, c’était dans une autre configuration. Là, ils seront en formule all inclusive. » avertit Collazo, témoignant tout le respect porté aux Rouge et Noir, leaders de la saison régulière.
Malgré une préparation plus courte, le Racing ne montre aucun signe de fatigue. Patrice Collazo balaye toute idée d’usure physique : « Il n’y a pas d’usure. Si on est fatigué pour les demies, il ne fallait pas monter dans l’avion. » Son capitaine Max Spring confirme : « Quand on joue des demi-finales, on est forcément frais. On a eu une semaine de coupure avant les deux derniers matchs de championnat, l’effectif a beaucoup tourné cette année, et je trouve qu’on est plutôt corrects physiquement, prêts à jouer. »
Du côté toulousain, la menace que représente le Racing est prise au sérieux. À la veille du choc, Ugo Mola souligne les qualités de son adversaire : « Le Racing est redoutable, c’est du lourd, du costaud. C’est un club avec des convictions fortes, très bon dans le jeu direct et efficace. Nous devrons jouer avec notre identité. »
Vendredi soir à Marseille, le Racing 92 tentera donc de poursuivre sa spectaculaire remontée en s’offrant une place en finale. Face au géant toulousain, le défi est immense, mais dans le vestiaire francilien, aucune limite ne semble envisagée pour cette aventure.







