Montpellier en finale du Top 14 : « On ne lâche rien », prévient Verhaeghe
Montpellier s’est qualifié pour la finale du Top 14 après sa victoire face au Stade Français (25-15) au Stade Vélodrome. Mais du côté du MHR, l’euphorie est tempérée. Florian Verhaeghe, deuxième ligne montpelliérain, garde les pieds sur terre à seulement une semaine du rendez-vous décisif contre le Stade Toulousain, programmé samedi prochain à 21h05 au Stade de France.
« Oui, je pense que la confiance qu’on a actuellement et le fait qu’on ne lâche rien, ça a été la clé effectivement », explique Verhaeghe à RMC Sport, saluant la force mentale affichée par son équipe face à un adversaire coriace. « C’était une équipe dure à manœuvrer, comme annoncé dès le début, on est deux équipes qui se ressemblent un peu, donc c’était un bras de fer jusqu’au bout. »
Le joueur reconnaît que certains instants ont failli faire basculer la rencontre, notamment un essai presque accordé au Stade Français. « L’essai où Tao arrive au dernier moment à se mettre en dessous, ça aurait pu nous coûter cher et nous faire mal à la tête. Et eux les relancer. »
Montpellier impose son style
Au fil des semaines, Montpellier confirme son identité de jeu : étouffer ses adversaires et imposer son rythme. « C’est un peu notre but, c’est un peu notre jeu aussi, d’essayer d’imposer ce que nous on a envie, et pas laisser jouer l’adversaire », souligne l’ancien Toulousain.
Il insiste sur le travail remarquable des avants. « La mêlée, je vais laisser les premières lignes briller là-dessus, mais oui, c’est sûr qu’ils ont fait un gros job. » Toutefois, le deuxième ligne admet que des améliorations restent nécessaires : « On a pris l’ascendant en touche, mais sans être hyper précis non plus. C’est à améliorer pour la semaine prochaine. »
« Il faudra sortir le match de notre vie »
Maintenant qualifié, le MHR tourne toute son attention vers Toulouse. « On se l’est dit tôt dans la saison : on peut faire la saison qu’on veut, s’il n’y a pas de titre à la fin, c’est une belle saison, mais ça ne vaut pas grand-chose », rappelle Verhaeghe.
Pas question de se reposer sur ses acquis : « Il n’y a pas d’euphorie, on sait à quoi s’attendre la semaine prochaine, on sait qui on va jouer. » Et il conclut avec gravité : « On sait qu’on va devoir sortir le match de l’année ou le match de notre vie. »
Toulouse, une référence toujours aussi impressionnante
Verhaeghe refuse de sous-estimer le Stade Toulousain, impressionnant avec ses 70 points inscrits en demi-finale face au Racing. « Je ne sais pas s’il y a beaucoup de monde qui a mis 70 points à une équipe en demi-finale », observe-t-il, avant d’ajouter : « Dire qu’ils sont moins dominants alors qu’ils ont passé la saison premiers et qu’ils ont mis 70 points en demi-finale… Moi je ne le dirais pas en tout cas. »
Montpellier se présentera donc au Stade de France avec une ambition dévorante, mais aussi un immense respect pour un adversaire de taille.







