À quelques heures du départ pour l’Australie, Fabien Galthié n’a toujours pas arrêté sa liste définitive pour le Championnat des Nations, une situation délicate qui pourrait réserver de mauvaises surprises à plusieurs joueurs actuellement à Marcoussis.
Depuis une semaine, la sélection du XV de France évolue sans cesse. Initialement constituée de 28 joueurs, elle a été élargie après les demi-finales du Top 14. Aujourd’hui, 39 joueurs préparent la compétition, mais ce chiffre ne reflète pas encore le groupe final qui prendra l’avion pour l’hémisphère Sud. Et c’est précisément là que résident les complications.
Le règlement autorise Galthié à disposer d’un groupe de 42 joueurs. Cependant, plusieurs finalistes du Top 14, notamment de Toulouse et Montpellier, doivent encore rejoindre la sélection après la finale. Cette situation pourrait contraindre certains joueurs présents à Marcoussis à rentrer chez eux au dernier moment, un coup dur tant sur le plan sportif qu’humain.
Le staff français attend notamment l’arrivée de cadres tels qu’Antoine Dupont, Romain Ntamack, Peato Mauvaka ou encore Emmanuel Meafou. Leur intégration forcera à libérer des places, rendant impossible toute visibilité complète tant que la finale du Top 14 n’a pas été jouée. Une blessure survenue samedi soir pourrait encore bouleverser les plans.
Le choix final est un véritable casse-tête. La gestion des temps de jeu, l’état de forme des joueurs, les contraintes imposées par les clubs et l’accord FFR-LNR compliquent considérablement la tâche de Galthié. Le staff doit également anticiper les forfaits de dernière minute tout en bâtissant un groupe capable de rivaliser avec les meilleures équipes de l’hémisphère Sud.
Le capitanat, lui aussi, reste flou. Maxime Lucu portera le brassard face à la Nouvelle-Zélande, mais l’arrivée annoncée d’Antoine Dupont soulève une autre question : « Que se passera-t-il lorsque le capitaine habituel des Bleus rejoindra le groupe ? » Pour l’instant, aucune décision définitive n’a été prise.
Preuve que le chantier est loin d’être terminé pour Fabien Galthié, qui doit gérer l’une des situations de sélection les plus complexes de son mandat.







