Jean-Baptiste Aldigé, ancien président du Biarritz Olympique et actuel dirigeant de Nissa Rugby, vient d’obtenir une victoire judiciaire majeure. Initialement condamné en première instance dans une affaire d’agression présumée opposant Aldigé à un restaurateur toulousain, il a été totalement relaxé par la cour d’appel de Toulouse, mettant ainsi fin aux poursuites pénales le visant.
Quelques heures après l’annonce de sa relaxe, Jean-Baptiste Aldigé a exprimé son soulagement. « Je suis content que la vérité éclate au grand jour. Tant d’années où j’ai été calomnié et traîné dans la boue. Maintenant vient le temps de faire réparer le préjudice. Je me réserve le droit d’intenter des actions en justice. Je vais aller déposer plainte pour procédure abusive à mon égard. » L’homme d’affaires de 41 ans estime avoir été accusé à tort pendant plusieurs années.
Cette affaire trouve son origine dans une rivalité personnelle née d’une relation devenue très conflictuelle entre Aldigé et Vincent, un restaurateur toulousain qu’il connaissait depuis longtemps. Selon le dirigeant sportif, leur lien s’est détérioré en 2018, après que son épouse enceinte l’a quitté pour rejoindre Vincent, un épisode qui a profondément marqué Aldigé. Depuis, il n’aurait plus eu de contact avec son enfant pendant plusieurs années.
L’incident jugé remonte à mai 2022, lors d’un déplacement du Biarritz Olympique à Toulouse. Les deux hommes se sont retrouvés face à face. Jean-Baptiste Aldigé a maintenu sa version des faits : « Je disais au revoir à mes joueurs, qui partaient en vacances ce jour-là. En arrivant devant notre bus, j’ai vu Vincent. On s’est insultés puis empoignés, mais aucun coup n’a été échangé. Il ne m’a pas frappé et moi non plus. La police a assisté à tout et l’a attrapé. » De son côté, le restaurateur affirmait avoir été frappé d’un coup de poing avant de tomber au sol.
En première instance, Aldigé avait été condamné à une amende avec sursis. Mais en appel, la cour de Toulouse a estimé que les preuves ne permettaient pas de confirmer que des violences physiques avaient eu lieu. Les magistrats ont jugé la version d’Aldigé crédible, appuyée par plusieurs témoignages et éléments du dossier.
Si le volet pénal est désormais clos pour Jean-Baptiste Aldigé, un autre litige judiciaire l’oppose toujours à Vincent. Il s’agit cette fois d’une procédure relative à la filiation de la fille d’Aldigé, née après la séparation du couple. L’enfant avait été reconnue par Vincent, bien que ce dernier ne serait pas le père biologique. « C’est devenu mon épouse », précise aujourd’hui Jean-Baptiste Aldigé à propos de la mère de l’enfant. Un test génétique doit prochainement être réalisé pour établir officiellement la filiation et permettre à la fillette de porter le nom d’Aldigé.
Après cette victoire sur le plan pénal, le dirigeant sportif se prépare donc à un nouveau combat, cette fois dans le cadre familial.







