
Le sacre européen de l’Union Bordeaux-Bègles n’a pas seulement marqué l’histoire du club. Il se ressent désormais jusque dans les rangs du XV de France. Ce samedi, à Christchurch, Fabien Galthié s’appuiera largement sur les champions d’Europe pour lancer la campagne des Bleus dans le tout nouveau Championnat des Nations.
Pas moins de neuf joueurs de l’UBB feront partie du groupe tricolore appelé à défier les All Blacks, une représentation exceptionnelle qui illustre la montée en puissance du club girondin sur la scène internationale.
L’UBB au cœur du projet de Fabien Galthié
Entre Jefferson Poirot, Maxime Lucu, Matthieu Jalibert, Yoram Moefana, Damian Penaud, Marko Gazzotti, Maxime Lamothe, Pierre Bochaton ou encore Nicolas Depoortere, les joueurs bordelais seront omniprésents dans les plans du sélectionneur.
Cette forte présence n’a rien d’un hasard. Après leur saison exceptionnelle conclue par un deuxième sacre consécutif en Champions Cup, les Girondins constituent aujourd’hui l’ossature d’une équipe de France privée de plusieurs cadres.
Pour beaucoup d’entre eux, cette tournée possède pourtant un parfum de découverte.
À l’exception de Pierre Bochaton, qui avait connu deux sélections en Nouvelle-Zélande l’été dernier, la plupart des Bordelo-Béglais n’ont encore jamais disputé de test-match dans l’hémisphère Sud.
Moefana : « C’est un grand événement »
Pour Yoram Moefana, cette rencontre revêt une saveur toute particulière.
Né à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, d’un père originaire de Futuna, le trois-quarts centre a grandi au cœur du Pacifique, où les All Blacks occupent une place à part.
Le joueur de l’UBB ne cache pas son émotion avant ce rendez-vous.
« Oui forcément parce que je viens du Pacifique. Quand on a grandi on était un peu loin de la métropole mais les Blacks étaient juste à côté donc on les admirait. Mais maintenant, de pouvoir s’opposer face à eux, c’est un grand événement et donc très hâte d’y être. »
Depuis ses débuts avec le XV de France, Moefana n’a encore jamais réussi à s’imposer sur le sol néo-zélandais.
Une série que les Bleus espèrent bien faire tomber samedi.
Le centre bordelais croit aux chances de son équipe.
« C’est vrai que d’aller jouer en Nouvelle-Zélande c’est pas quelque chose qu’on peut faire souvent. Je pense qu’avec l’équipe on s’est bien entraîné pour faire une très bonne performance là-bas et on va se donner les moyens pour. On sait jamais, en tout cas on s’est bien préparé cette semaine pour être prêt pour ce match samedi parce qu’on sait que ça va être très dur. »
Un test grandeur nature avant la Coupe du monde
Au-delà du prestige d’affronter les All Blacks à Christchurch, cette rencontre servira également de révélateur pour plusieurs joueurs de l’UBB.
Face à l’une des nations les plus redoutées de la planète, ils auront l’occasion de confirmer que leur formidable saison en club peut également se traduire au plus haut niveau international.
Comme l’a récemment rappelé l’entraîneur des avants du XV de France, William Servat, les tournées dans l’hémisphère Sud marquent souvent une carrière.
Cette fois, il ne s’agit plus seulement d’une tournée estivale, mais bien du lancement du tout premier Championnat des Nations. Un rendez-vous inédit que les Bordelo-Béglais auront la responsabilité d’ouvrir sous le maillot bleu, avec l’espoir de frapper un grand coup face aux All Blacks.







