
Le redressement financier de la Fédération française de rugby ne repose pas uniquement sur des économies ou une meilleure gestion. Présentés lors du Congrès fédéral de Brest, les comptes montrent que les excellents résultats des équipes de France ont également eu un impact direct sur les recettes de la FFR.
Billetterie record, nouveaux partenaires, hausse des droits commerciaux… La trésorière de la Fédération, Clothilde Delbos, a détaillé les principaux moteurs de ce retour à l’équilibre. Midi Olympique fait le point.
Les succès des Bleus ont rempli les stades
L’un des principaux leviers du redressement financier est venu des tribunes.
Portées par l’engouement autour des équipes de France, les recettes de billetterie ont atteint un niveau historique.
La FFR a ainsi encaissé 6,7 millions d’euros grâce aux rencontres internationales organisées cette saison.
Deux affiches ont particulièrement marqué cet exercice : le Crunch célébrant les 120 ans de France – Angleterre chez les hommes, qui a établi un record historique de recettes, mais aussi le France – Angleterre féminin disputé à Bordeaux, qui a lui aussi connu un très fort succès populaire.
Les partenaires et le Tournoi ont également pesé lourd
La progression ne s’arrête pas à la billetterie.
Selon les chiffres présentés par Clothilde Delbos, les nouveaux contrats de partenariat ainsi que la prime obtenue après la victoire dans le Tournoi des Six Nations ont généré 2,2 millions d’euros supplémentaires.
Les revenus issus des droits télévisés ont eux aussi progressé, avec une augmentation de 200 000 euros sur l’exercice.
Ces différentes recettes expliquent en grande partie le retour à une situation financière désormais jugée saine par les dirigeants de la Fédération.
La FFR prépare déjà les Coupes du monde 2027 et 2029
Ce redressement financier ne servira pas uniquement à améliorer les comptes.
La Fédération prévoit désormais plusieurs investissements importants destinés à moderniser ses infrastructures et ses outils.
Un million d’euros sera consacré à la création d’un pôle de restauration au Centre national du rugby de Pantin.
La FFR prévoit également 2,2 millions d’euros pour accélérer le développement de ses outils numériques, notamment Mon Rugby, Mon Parcours Arbitre et la généralisation de la feuille de match digitalisée.
Les installations de Marcoussis bénéficieront elles aussi d’importants travaux, avec 1,7 million d’euros pour reconstruire le terrain couvert et 2,1 millions d’euros supplémentaires pour moderniser les équipements du site, notamment le terrain d’honneur et les dispositifs de captation vidéo, en vue des Coupes du monde 2027 et 2029.
Un budget désormais attendu dans le vert
Les perspectives présentées aux congressistes confirment cette dynamique.
Selon le budget prévisionnel établi jusqu’à la saison 2028-2029, la Fédération française de rugby espère dégager un excédent de 5,5 millions d’euros.
Un scénario qui confirme le changement de trajectoire de la FFR, quelques années seulement après une période marquée par de fortes difficultés financières.







