
Ce samedi face à l’Australie, Aaron Grandidier-Nkanang connaîtra un moment qu’il attend depuis toujours : sa première sélection avec le XV de France.
Champion olympique de rugby à VII à Paris en 2024, l’ailier de la Section Paloise va enfin découvrir le plus haut niveau à XV, au terme d’un parcours loin d’avoir été linéaire.
Entre ses débuts en Angleterre, ses années difficiles à Brive et son incroyable renaissance grâce au rugby à VII, le Palois s’est confié sur le chemin qui l’a conduit jusqu’aux Bleus.
« Je ne réalise toujours pas »
À 26 ans, Aaron Grandidier-Nkanang savoure pleinement cette première convocation.
Le futur international français peine encore à croire ce qui lui arrive comme il l’explique dans Sud-Ouest :
« Je ne réalise toujours pas. Le chemin a été long, il a été atypique, il a été rempli de difficultés, de belles choses également. C’était vraiment mon objectif depuis le début de ma petite carrière de rugbyman, être international de rugby à XV. Et forcément, l’idée au début c’était de jouer pour la Rose ! »
Né à Londres, il avait d’abord rêvé de porter le maillot de l’Angleterre avant que sa carrière ne prenne une tout autre direction.
Brive, les galères… puis la renaissance
Arrivé très jeune au CA Brive, Aaron Grandidier-Nkanang reconnaît avoir vécu plusieurs saisons compliquées.
« Cinq ans un peu compliqués. »
C’est finalement le rugby à VII qui va totalement relancer sa carrière.
Champion olympique avec les Bleus aux côtés d’Antoine Dupont, il estime aujourd’hui que cette expérience a changé sa vie.
Il ne cache pas ce qu’il doit au VII.
« Sans le VII je ne serais pas là aujourd’hui. Mais moi, après les JO, le but c’était de me consacrer pleinement au XV. Avec un objectif en tête, viser une cape en équipe de France… Et aujourd’hui j’en suis là ! Je suis trop fier ! »
La Section Paloise lui a fait confiance
Après les Jeux olympiques, Sébastien Piqueronies lui offre sa chance à Pau.
Mais le retour au rugby à XV est loin d’être évident.
L’ailier reconnaît avoir connu des débuts très compliqués.
« Le club m’attendait sur les ballons hauts, et au début, clairement, j’ai été très très nul. Ah oui, très très nul. C’est là où je veux remercier le staff de la Section. Ils ne m’ont pas lâché. Dans certains clubs, j’aurais peut-être été mis de côté. Eux, ils m’ont donné ma chance. »
Progressivement, Aaron Grandidier-Nkanang retrouve ses repères et s’impose comme l’un des joueurs les plus spectaculaires du Top 14.
« Je savais que je pouvais jouer au plus haut niveau »
Quelques mois plus tard, le voilà titulaire avec le XV de France face aux Wallabies.
Une récompense pour celui qui n’a jamais cessé de croire en lui.
« Ça a été long, très long. Mais pour moi, ça a été juste une conscience permanente que je méritais, que j’avais les capacités de jouer au plus haut niveau. Même quand ça ne marchait pas bien, c’est ça qui m’a permis de ne rien lâcher. Donc voilà ! »
Champion olympique il y a moins d’un an, Aaron Grandidier-Nkanang s’apprête désormais à écrire une nouvelle page de sa carrière avec sa toute première sélection sous le maillot du XV de France.







